Cette procédure permettrait d’éviter l’alternance systématique à chaque élection où, faute de possibilité d’expression entre deux scrutins, on assiste de plus en plus à des votes sanctions ». Cela permettrait d’éviter des mensonges électoraux, les promesses non tenues.
La politique s’éloigne des citoyens du fait de son opacité et du manque de participation, avec comme conséquence d’exprimer cette frustration par des votes extrêmes, en particulier en faveur de l’extrême droite populiste. « Qu’a exprimé le non au référendum sur le traité constitutionnel, si ce n’est un non aux politiciens qui, coupés de la base, faute de démocratie participative, décident de leur sort dans une société de plus en plus libérale et injuste sans les associer. »
L’éloignement des hommes politiques des électeurs est lié à l’absence de statut de l’élu. Seules quelques catégories socio-professionelles peuvent être en même temps élus et en activité.
De ce fait, il n’y a pas de représentation de l’ensemble des Français et de leurs vrais problèmes.
A part des avocats, quelques médecins et surtout des fonctionnaires particulièrement dans l’enseignement, qui peuvent se mettre en disponibilité (si les indemnités sont suffisantes pour en vivre), aucune autre profession n’est représentée, le reste des élus étant des retraités. En effet, il n’y a aucune garantie de retour à l’emploi dans les autres cas.
Il devrait y avoir un débat, à période régulière sur l’avancée du programme électoral.
Le jury citoyen doit être compris dans le sens « compte-rendu des promesses électorales tenues ou explications des raisons qui justifient qu’elles ne l’aient pas été.
L’action politique doit être en permanence expliquée et transparente.
Cela doit être fait pour toutes les instances politiques : le Président de la République doit expliquer les écarts entre ce qui a été fait et ce qui a été promis et non pas présenter annuellement des vœux pieux sans contenu concret et engageant.
Les jurés constitutifs du jury citoyen doivent-ils être tirés au sort comme ceux des tribunaux d’assises ?
Oui, afin qu’ils soient intouchables et non soumis aux pressions des hommes politiques en place. L’intérêt du jury citoyen, c’est que la politique ne soit pas autocentrée sur les hommes politiques et leur carrière mais sur les préoccupations des citoyens.
Les Conseils Municipaux programmés à l’avance et dans des plages horaires compatibles pour tous, pourraient déjà répondre en partie à l’attente de jury citoyen. En se déroulant en deux parties, l’une compte-rendu de décisions, l’autre débat sur les sujets à venir.
La participation aux décisions doit se prévoir avant les conseils municipaux, au moment où se tiennent les commissions, qui sont des lieux de débat existant, et qui pourraient, elles se tenir, en deux parties : la première débat avec le jury, la deuxième débat entre les conseillers à partir des attentes exprimées, des possibilités légales et financières et du programme électoral.
Peut-être que ce qui fait critiquer le jury citoyen, ce sont les termes employés, qui méritent une explication de contenu.
Qu’importent les mots, mais il faut absolument que les citoyens soient associés activement à la politique, notamment à une période un peu contradictoire dans ce domaine : l’Etat se décentralise, hélas pour des raisons de report d’endettement sur les collectivités territoriales, mais néanmoins la décentralisation devrait rapprocher les lieux de décision des citoyens et permettre davantage de proximité, donc de participation.
Mais parallèlement, au niveau local, on assiste plutôt à une recentralisation avec la mise en place de « pays », de communautés de communes ou d’agglomérations, où les élus siégeant sont désignés par leurs pairs et non directement par les citoyens. Les compétences, donc les pouvoirs de décision, des communes sont transférées à ces instances, non soumises au contrôle citoyen et éloignent encore davantage le citoyen des politiques locales.
Les élus doivent pouvoir répondre aux questions des citoyens, quelles qu’elles soient.
Le tirage au sort est intéressant car ceux qui ne s’expriment pas facilement seront obligés de le faire, plutôt que de garder des rancœurs, qui conduisent à des catastrophes électorales. Le jury citoyen devrait fonctionner comme un jury d’assises : le débat entre jurés à huis clos, puis un rapporteur pourrait être désigné pour exprimer en public la synthèse du débat.
C’est unanimement un bon moyen pour remotiver les citoyens envers la politique et éviter d’avoir une professionnalisation avec des apparatchiks indétrônables et coupés des réalités.
C’est une réappropriation de la politique par les citoyens à qui elle est uniquement destinée, cela limitera l’abstention et la désocialisation qui va avec.
S’il y avait un vrai statut, avec un nombre limité de mandats, avec un non cumul des mandats, il y aurait un brassage de citoyens élus qui ne seraient pas des professionnels de la politique et qui représenteraient tout le monde.
Au point de défiance avec le monde politique d’aujourd’hui, c’est une étape utile pour éviter de prendre des décisions aux effets pervers : ainsi les 35 heures : si l’on avait écouté d’abord les représentants des différents secteurs d’activités, on aurait conçu la loi différemment et elle ne serait pas remise en cause aujourd’hui.














Ceci est un blog de soutien à Segolène Royal ,
Ségolène Royal et Ehud Olmert sont en "parfaite harmonie" sur la question du nucléaire civil iranien. Lors de cet entretien qui a clôturé la tournée de la candidate présidentielle socialiste au Proche-Orient, elle a également évoqué avec le Premier ministre israélien le sort des deux militaires israéliens enlevés en juillet par des miliciens libanais.
Ségolène Royal, qui a rencontré vendredi 1er décembre la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale libanaise, s'est livrée à un exercice délicat de dialogue avec un de ses membres, député du parti chiite pro-syrien Hezbollah.

Commentaires Récents