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[02/10/06] Après 2002 et 2005, Royal cible l'électorat populaire PARIS (Reuters)
- De Vitrolles, ville-symbole de la gestion du Front National, Ségolène Royal s'est lancée à la "reconquête républicaine" de l'électorat populaire qui a fait cruellement défaut au Parti socialiste en 2002.
Depuis plusieurs mois, la présidentiable ponctue ses discours devant les militants socialistes d'appels à la responsabilité électorale quatre ans après la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le deuxième tour de l'élection présidentielle.
Pour la présidente de Poitou-Charentes, la tentation de l'extrême- droite est toujours "très forte" en France quatre ans après le 21 avril. "La crise démocratique est profonde (...) car trop de gens ont le sentiment d'être tirés vers le bas et se sentent petit à petit tirés malgré eux vers le rejet de l'autre: ça va être ça l'enjeu de la campagne" présidentielle, a-t-elle expliqué mi-septembre lors du "grand oral" des candidats à la candidature présidentielle socialiste.
Vendredi, son premier grand discours de campagne prononcé à Vitrolles, ville reconquise par le PS en 2002 après quatre années de gestion par les époux Mégret, a été rythmé par le mot "nation", qu'elle ne veut ni "frileuse" ni "apeurée" mais porteuse d'un "projet collectif et solidaire" et d'un "devoir d'invention".
"Quand on demande aux Français ce qui pour eux symbolise la France ce qui vient en premier ce ne sont ni les frontières, ni la langue, c'est le drapeau tricolore et la sécurité sociale, c'est-à-dire l'emblème de la République et les outils de la solidarité.
Voilà ce qui cimente en premier lieu l'appartenance commune!", a-t-elle lancé aux 2.000 militants venus l'écouter se lancer dans la course à l'investiture.
NATION ÉGALITAIRE ET SOCIALE Pour la politologue Mariette Sineau, le choix du lieu et des mots sont "très très habiles" de la part de la favorite des sondages, qui sur cette stratégie - séduire les électeurs qui se sont portés sur le vote Front national - rejoint Nicolas Sarkozy, probable candidat de l'UMP à la présidentielle.
La force de Ségolène Royal est à ses yeux "de ne pas avoir peur de prononcer le mot nation" comme elle n'a pas hésité à parler d'encadrement militaire pour les délinquants ou à remettre en cause les 35 heures.
"On pourrait résumer sa formule en disant l'extrême-droite n'a pas le monopole de la Nation", sur le modèle de l'expression de Valéry Giscard d'Estaing, qui déniait à la gauche le "monopole du coeur", ajoute-t-elle, tout en dénichant quelques expressions "populistes" dans le discours de l'élue socialiste telles que "les Français ont mal à la France".
"Je crois que la Nation dans le monde d'aujourd'hui est protectrice des individus et doit apporter à chacun le renfort dont il a besoin pour maîtriser sa vie", a souligné Ségolène Royal à Vitrolles.
Par ce discours égalitaire et social, la présidentiable se démarque du discours du président de l'UMP et parle autant aux anciens partisans de Jean-Pierre Chevènement qu'aux électeurs "gaucho- lepénistes", selon les mots de Pascal Perrineau, directeur du CEVIPOF.
Ségolène Royal a également ponctué son allocution de références aux grands noms du socialisme français - Mitterrand ou Jaurès - et n'a pas hésité à emprunter deux formules fortes aux présidents démocrates américains, Franklin Roosevelt et John Kennedy ("Nouvelle donne", version française du New Deal et "Demandons-nous ce que nous pouvons faire pour notre pays").
DOCTRINE RÉNOVÉE Elle est non seulement en train de tirer les leçons du 21 avril 2002 mais également du "non" au référendum "en disant qu'on a délaissé l'idée de la solidarité nationale", affirme de son côté l'analyste politique Dominique Reynié, auteur du "Vertige social-nationaliste. La gauche du 'non'".
Le discours de Vitrolles "est la première interprétation de la période 2002-2005 que je trouve dans la bouche d'un responsable politique en particulier socialiste et c'est pour ça que ça peut marcher", explique-t-il.
En récupérant "tout un héritage oublié de la gauche française sur l'autorité", elle veut "fermer la parenthèse de 68, en finir avec l'idée que le concept-clé c'est la liberté. Pour elle c'est plutôt l'égalité".
Sur le plan doctrinaire, estime Dominique Reynié, Ségolène Royal est en train de "ramasser la mise".
Depuis la disparition de François Mitterrand, en 1996, le Parti socialiste n'a pas été capable de générer "un leader reconnu, respecté et porteur d'une doctrine rénovant le Parti socialiste".
"Elle arrive par l'extérieur, par l'opinion publique parce que le Parti socialiste ne l'aurait jamais laissée émerger et elle vient avec des éléments de doctrine qui font pousser des hauts cris par ceux qui n'ont pas été capables ou d'en définir une ou de tenir la même qu'elle".
02/10/2006 Ségolène Royal : une vision, une pratique et des idées ! >
Jean-François Pascal, conseiller politique, Délégué National du parti socialiste et Maurizio Rofrano, étudiant et militant socialiste expliquent dans une tribune publiée sur le site de libération comment "politique par la preuve, souveraineté partagée et ordre juste se conjuguent dans le projet d’une nouvelle démocratie sociale, économique et politique.
" Ségolène Royal : une vison, une pratique et des idées ! Il est de bon ton de réduire Ségolène Royal à l’air du temps.
En fait, elle incarne plutôt l’esprit d’une époque. Répondre à la demande sociale, être en accord avec le monde tel qu’il est, voilà le sens du renouvellement qu’elle porte.
La politique par la preuve, la souveraineté partagée et l’ordre juste sont les clefs de la rénovation politique qui est en marche. Politique par la preuve d’abord car les postures idéologiques et le « parler de gauche » sont impuissants, incapables de répondre à l’urgence sociale. Le seul socialisme qui vaille est aujourd’hui celui des actes.
Un socialisme qui lutte d’abord pour l’amélioration concrète du sort des plus défavorisés. Observation des réussites européennes, droit à l’expérimentation, évaluation de l’action publique, déclinent concrètement cette politique par la preuve.
Souveraineté partagée ensuite car le pouvoir vertical exercé par quelques uns sur tous, l’autorité de l’expertise simplement technocratique, ont fait long feu. Dans une société mise en réseau, parcourue d’informations, fondée sur l’autonomie individuelle, l’appel à l’intelligence collective est tout sauf un gadget.
Il s’agit plutôt d’une compréhension fine des attentes et des possibles. La décision politique, qui garde sa force d’impulsion, doit se nourrir du corps social. Non pour en être le simple reflet mais pour être éclairée au mieux et ainsi agir au plus juste. Ordre juste enfin car notre société fragmentée a besoin de retrouver de puissants liens collectifs.
Face à l’insécurité sociale et économique, l’ordre solidaire, bien différent du désordre sécuritaire porté par la droite, doit nous permettre de continuer à faire société. Seules des règles et des valeurs communes, justes et également respectées, redonneront vie et unité au corps social.
Ces trois thématiques ne sont pas des slogans mais bien les catalyseurs d’un projet déjà riche. Elles s’entrecroisent et nourrissent l’ambition rénovatrice. A commencer par le projet d’une nouvelle donne économique pour la France. Comment assurer une commune prospérité, une croissance durable dans le monde d’aujourd’hui?
En prenant ses solutions là où concrètement « ça marche ». En inventant de nouvelles sécurités et de nouvelles régulations adaptées à la mondialisation. En réconciliant l’efficacité économique et le développement durable dont l’un des piliers est le progrès social. Nous avons besoin d’une nouvelle croissance fondée sur l’innovation et l’investissement, adaptée au défi énergétique et environnemental.
Nous garantirons nos solidarités en encourageant la création des richesses. Mais cette nouvelle croissance suppose la responsabilisation des acteurs économiques. Mettre le marché au service des biens collectifs réconciliera les Français avec l’entreprise devenue socialement et écologiquement responsable. Ce qui fonde d‘ailleurs l’action de la Région Poitou-Charentes lorsqu’elle conditionne les aides publiques au respect du développement durable.
Dans le même esprit, une lutte efficace contre le chômage structurel requiert aujourd’hui de nouveaux outils, pragmatiques et socialement ambitieux. Il ne s’agit plus de défendre à l’ancienne les emplois existants mais bien plutôt de protéger désormais les travailleurs. En les accompagnant vers l’emploi, en sécurisant les transitions professionnelles à travers le suivi et la formation permanente. De nouvelles sécurités, accordées à la mobilité, sont possibles et nécessaires. Contre la précarité, le CDI, sans doute simplifié et assoupli, doit être la norme.
Politique par la preuve, souveraineté partagée et ordre juste se conjuguent également dans le projet d’une nouvelle démocratie sociale, économique et politique. Un syndicalisme rénové donnera aux partenaires sociaux les moyens de la lutte et de l’accord contractuel au plus près des réalités. Une plus grande participation des salariés aux décisions de l’entreprise leur permettra de mieux profiter du fruit de leur travail. Ces leviers favoriseront un nouveau partage de la valeur ajoutée, une hausse du pouvoir d’achat et une réflexion commune sur les conditions et le temps de travail.
De même l’autonomie accrue des territoires permettra d’améliorer l’action publique, en rapprochant et en responsabilisant, acteurs et usagers. La compensation intégrale des transferts de ressources de l’Etat vers les collectivités locales, une fiscalité dédiée à chaque échelon et une stricte péréquation pourront être les outils de cette nouvelle décentralisation. Loin d’une religion de la proximité, il s’agit de répondre au fort besoin d’efficacité retrouvée de la puissance publique. La réforme de l’Etat est un corollaire indispensable. Mieux délimité et plus souple, dialoguant avec la société civile, l’Etat sera plus fort. Prescripteur, acteur et contrôleur mais aussi responsabilisé et évalué, il garantira et rénovera les services publics.
La politique par la preuve nous montre que de nombreuses gauches européennes ont accompli ces réformes dans l’intérêt de tous. La démocratie participative appartient au même mouvement : produire en commun, et au niveau le plus approprié, la décision politique, donner les outils d’une citoyenneté active et responsabiliser les représentants du peuple. Là aussi l’expérience du budget participatif en région Poitou-Charentes a été convaincante. Les citoyens ont débattu et décidé du meilleur emploi des fonds publics dans le respect de l’intérêt commun.
En mettant en mouvement toute la société, en rénovant la puissance publique, nous libèrerons le meilleur du socialisme : sa volonté de travailler sans cesse à la solidarité sociale et territoriale, à la réduction des inégalités de destin, de condition et de traitement. L’assouplissement de la carte scolaire ou encore la lutte contre les discriminations au travail feront partie des nombreux chantiers de l’égalité réelle et active. Socialistes et pragmatiques, nous ne pouvons plus nous contenter d’incantations vers une égalité universelle qui tarde à venir. Nous refusons tout autant le traitement différencié qui met en avant certains individus ou communautés, en laissant en marge l’essentiel des inégalités. Nous devons, en un même élan, nous adresser à tous et répondre à chacun. La politique par la preuve, la souveraineté partagée et l’ordre juste nourrissent enfin le projet d’une République nouvelle unie dans sa diversité.
Mais « faire société » n’ira pas sans une parole qui pose clairement des valeurs et des repères pour mieux construire le lien social. N’abandonnons pas à la droite la sécurité et l’éducation. Tout en leur apportant des réponses de gauche. N’ayons pas peur des règles pourvues qu’elles soient justes. Voilà un réalisme fidèle à nos valeurs. Soyons tout aussi durs avec l’insécurité qu’avec les causes de l’insécurité. Jouons à la fois sur le temps court de la sanction et sur le temps long de l’action sociale et préventive. Dans cet esprit, les logiques éducatives des Maisons des parents, les coordinations territoriales entre les différents acteurs de la prévention, la police et la justice de proximité, méritent d’être développées. De même, les mesures alternatives à la prison sont à expérimenter lorsque les systèmes d’encadrement ont pour objectif l’insertion et le réapprentissage de la citoyenneté. Parallèlement, la réforme des ZEP, assouplies et dotées de moyens concentrés, le dédoublement des collèges à fort effectif, l’introduction d’un deuxième adulte dans certaines classes, soulignent l’importance du projet éducatif.
Nouvelle donne économique, nouvelle démocratie, nouvelle République : Ségolène Royal est aujourd’hui en situation de porter le renouvellement du pacte social. Entre mutations nécessaires et sécurités renouvelées, tissant de nouvelles solidarités, elle incarne le meilleur des ambitions socialistes : donner à chacun les moyens de vivre mieux et à tous le goût de vivre ensemble.
Jean-François Pascal, conseiller politique, Délégué National (Lutte contre les discriminations) du parti socialiste Maurizio Rofrano, étudiant et militant socialiste
Vingt-neuf fédérations socialistes rallient Ségolène Royal lefigaro.fr (avec AFP). Publié le 04 septembre 2006
Dans un texte signé d’Eugène Caselli, patron de la fédération des Bouches-du-Rhône, l’une des plus importantes du parti, vingt neuf secrétaires fédéraux apportent leur soutien à la candidate socialiste préférée des Français.
Une quarantaine de membres du courant NPS ont fait le même choix lundi. «Le temps est venu d'apporter un soutien public appuyé à la candidature de Ségolène Royal».
C’est ce qu’estiment lundi 29 premiers secrétaires de fédérations socialistes.
Signe de l’ampleur de ce soutien, le communiqué annonçant leur ralliement a été rédigé par Eugène Caselli, puissant premier secrétaire de la fédération des Bouches-du-Rhône, l’une des plus importantes du PS.
Pour ces «fédéraux», la députée des Deux-Sèvres est tout simplement «la candidate la mieux placée pour rassembler les socialistes et l'ensemble de la gauche».
Leur soutien est aussi motivé par la défense de leur championne, qui «fait l'objet d'attaques choquantes, venues y compris de son propre camp, et souvent reprises par la droite».
Les «ségolistes» sur tous les fronts
Ce ralliement est le second qu’enregistre Ségolène Royal dans la même journée.
Lundi matin en effet, une quarantaine de membres du courant NPS (Nouveau Parti Socialiste) de Vincent Peillon ont également offert leur soutien à la candidate, au nom du «devoir de victoire pour 2007». Pour eux, le renouvellement des pratiques comme des dirigeants politiques est une des clés du scrutin de 2007».
En affichant ainsi leur force, les partisans de Ségolène Royal veulent répondre aux critiques qui montent en interne contre leur championne. un porte-parole de la candidate à l’investiture, Gilles Savary, a dénoncé dans Le Monde «le fossé qui s'est installé entre l'appareil [du PS] et le peuple», et affirmé que les socialistes «doivent accepter que l'élection présidentielle procède de l'empathie entre une personnalité et le peuple de France, plutôt que d'une exclusivité militante».
D'après moi, Segolene Royal parle juste et s'adresse aussi bien aux gens simples qu'aux avertis en politique.
On ressent vraiment la prise en compte de la réalité de la vie quotidienne des français dans ses discours.
N'en déplaise à ses détracteurs, le social est la base de la politique :
Si tout le monde était heureux,
possédait un minimum sans se priver,
allait à son travail avec plaisir,
était considéré par son employeur,
payé correctement pour à son tour payer dignement des impots,
il serait peut etre malvenu de" parler social".
Mais aujourd'hui,
il s'agit de contenter une majorité de personnes qui sont celles qui possedent le moins
et cela entraine automatiquement des désagréments sur la minorité de personnes qui possèdent le plus .
En finalité, traiter en priorité le fond par le social qui interesse la majorité de personnes, les remettre à flot
et ensuite seulement s'occuper de favoriser les activités des insatiables faiseurs de profit ...
semble etre la bonne solution
qui dérange beaucoup de monde ...
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samedi 30 septembre 2006, 9h46
VITROLLES, Bouches-du-Rhône (Reuters) - Ségolène Royal a lancé sa "mission de conquête pour la France" en officialisant à Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône, sa candidature à l'investiture présidentielle socialiste après des mois de campagne officieuse. La présidente de la région Poitou-Charentes s'est présentée comme le trait d'union entre la tradition socialiste et la France qu'elle entend "imaginer" avec les Français grâce à une "campagne participative". "Je me présente au vote des socialistes puis, je l'espère, au jugement des Français en gagnant par le mérite leur confiance en avril 2007", a déclaré la favorite des sondages, au tout début d'un discours ponctué de formules ciselées qui ont déclenché les applaudissements des 2.000 militants venus l'écouter dans cette ville reconquise par la gauche en 2002 après quatre années de gestion du Front national. Pour cette allocution très attendue, prononcée d'une voix posée et presque au ralenti, l'élue poitevine n'a pas hésité à emprunter les mots de John Kennedy. "Rassemblons-nous, rassemblons la gauche, mobilisons-nous! Demandons-nous ce que nous pouvons faire pour notre pays. Imaginons une France qui aura le courage d'affronter les mutations sans renoncer à son idéal de liberté, d'égalité, de fraternité et de solidarité", a-t-elle déclaré, arborant sur le revers de sa veste claire un autocollant "Pour nous, c'est elle". "C'est un beau jour pour partir vers la victoire!", a-t-elle poursuivi. "C'est à cela que je vous invite. Tous ensemble, volonté et courage en avant!", a-t-elle lancé à la salle, avant de rester longuement sur scène, comme figée derrière son pupitre et refoulant quelques larmes. "BAGDAD, KABOUL, GWENTANAMO" Attaquant la droite, Ségolène Royal a fait l'éloge d'une "France créative, innovante mais bridée de trop de lourdeurs bureaucratiques". "Je la sens en avance sur ceux qui la gouvernent et se plaignent injustement de son immobilisme." Sans jamais le citer nommément, elle a accusé Nicolas Sarko d'incarner une "fausse rupture", reprenant pour le compte de la gauche "l'esprit d'entreprendre" vanté par le ministre de l'Intérieur et probable candidat de l'UMP à la présidentielle. "Je crois que la gauche est plus capable que la droite d'instaurer un ordre économique juste, fondé sur un pacte à trois entre les entreprises, les salariés et les pouvoirs publics", a-t-elle avancé. Endossant tous les attributs du candidat présidentiel, elle a brossé le portrait de la "nation" française d'après 2007 et posé les jalons de sa politique étrangère idéale, répondant indirectement à ceux qui estiment que ses trois "petits" ministères ne l'ont pas préparée à être à la tête de l'Etat. "Cette nation en puissance (...) je ne la veux pas frileuse, apeurée, défensive, doutant d'elle-même mais au contraire porteuse d'un projet collectif et solidaire, un devoir d'invention qui lui donne tout son sens et tout son allant", a-t-elle assuré. "Je veux une France juste à l'extérieur de ses frontières car dans un monde qui se déchire, hanté par les conflits de civilisations, la justice est ce à quoi nous aspirons tous à l'échelle de la planète, de Bagdad à Kaboul ou Guantanamo", a souligné la dirigeante picto-charentaise. "INVENTER LE FUTUR PLUTOT QUE SAMPLER LE PASSE" A ses détracteurs au sein du PS qui l'accusent de contourner le parti voire d'en détourner les valeurs, Ségolène Royal a répliqué en se plaçant dans la lignée des socialistes historiques, Jean Jaurès ou François . Le Parti socialiste ne doit pas être "une momie enveloppée de bandelettes doctrinales", "nous avons des idées directrices mais nous sommes un parti vivant", a-t-elle martelé. "Pour nous socialistes, un fil solide relie les espérances d'hier à celles d'aujourd'hui. Ce qui n'empêche pas comme le disent les rappeurs marseillais d'IAM d'inventer le futur plutôt que de sampler le passé." La France "s'est beaucoup transformée, pluralisée, diversifiée et colorée sans admettre encore totalement ce qu'elle est devenue", a lancé face à un auditoire bigarré celle dont les rivaux socialistes critiquent ouvertement les positions ou les silences sur l'immigration. "Jusqu'à quand parlera-t-on des Français de souche comme si les autres étaient de feuillage et de branchage", a-t-elle martelé, déclenchant un tonnerre d'applaudissements. Pour preuve de l'engouement militant pour Ségolène Royal, Patrick Mennucci a affirmé vendredi soir que la présidente de Poitou-charentes disposerait d'au moins 130 signatures d'élus du Conseil national, le Parlement du PS , soit trois fois le nombre requis pour avoir le droit de concourir. Ségolène Royal aura également le soutien de plus de la moitié des fédérations socialistes, a assuré l'élu marseillais, annonçant un "appel" de plus de 2.000 élus "au moins" la semaine prochaine. SOURCE YAHOO ACTUALITE http: //fr.news.yahoo.com
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syndicat
Envoyé par: jacques dominique le 20/09/06 17:10
sur le site desirsdavenir de segolene royal
EXTRAITS :
Je pense modestement qu'il faudrait faire un constat du syndicalisme tel qu'il est, et pas seulement en France :
1. Le capital, sa forme, a beaucoup évolué (mondialisation, rapport capital/production...)
2. Les pays "riches" sont à structures économiques de services et de technologies de pointe
3. Les pays à fort développement (Chine, Inde...) concentrent les unités de production de la planète
4. Une partie de la lutte contre le patronat (stalinisme) s'est effondrée (on ne s'en plaindea pas), sans renouvellement.
A priori, donc, il faudrait un mouvement syndical mondialisé, s'appuyant évidemment sur nos camarades salariés chinois, indiens, brésiliens pour équilibrer et faire valoir les aspirations des salariés (du monde) et créer un rapport de force convenable ! Ce n'est pas le cas, et donc nous voilà en état de faiblesse.
Je rappelle s'il le faut que le patronat, celui qui compte, peut avoir un siège social en Europe, ses capitaux internationaux, sa main-d'œuvre en Chine et ailleurs, ses contrats de par le monde.
Evidemment on aura compris qu'un syndicat local, même français, un parti de gauche, même français, ne saurait, ne pourrait s'affronter ou négocier, il y a plus que déséquilibre, sans compter les partis politiques et Etats qui soutiennent le "libéralisme".
L'histoire en France voulait que le syndicalisme soit adossé aux partis politiques de gauche, notamment CGT-PCF, la CGT dominante chez les ouvriers et petits employés, le reste se partageant, mais quand Billancourt toussait, la France s'enrhumait.
Tout cela n'existe plus.
Pour résister à tous ces phénomènes, les syndicats se sont bureaucratisés sur leur appareil et n'ont plus comme fond de commerce que la constitution qui les propulse partenaires sociaux.
Et logiquement leur base et leur stratégie se sont réduites à la défense de ses acquis (fonction publique, plein emploi individuel, régimes spéciaux).
Le syndicalisme d'industrie, d'entreprise, de bureau s'est réfugié dans la fonction publique, territorial, local, il a migré de Billancourt, de Flins, de Besançon à Montreuil ou au siège social de la sécu, de l'unedic.
Les pays du Nord de l'Europe ont un syndicalisme de cogestion entre les salariés, le patronat et l'Etat, ça marche, si l'économie du pays permet suffisamment de redistribution, s'il y a comme l'on dit du grain à moudre, c'est le cas aujourd'hui, autrement cela ne marcherait pas.
En France pour passer à un syndicalisme de cogestion il va sans dire que c'est aujourd'hui chose difficile, prévalence de la lutte des classes à la CGT (position sur le référendum) adossée à une partie du PS, du PC et de l'extrême gauche (il faut savoir tout de même qu'il y a des milliers de délégués CGT, Sud, CFDT, FO qui se réclament de l'extrême gauche).
Y a-t-il autant de grain à moudre qu'au Danemark, en Suède ou en Norvège, sûrement pas.
Donc, en attendant les luttes de nos futurs camarades syndicalistes chinois, américains et du monde entier, notre rapport de force où que ce soit sera faible, et donc nous devrions en attendant des jours meilleurs nous défendre collectivement, de la base au sommet, dans une cogestion, faute de mieux.
Bien sûr il reste que là où une section syndicale existe, la solidarité, les rapports entre travailleurs, les conditions de travail s'en trouvent changés.
C'est pourquoi je suis délégué depuis trente ans, pour que nous réagissions collectivement, diversement et que finalement nous soyons unis.
Vous comprendrez aussi pourquoi j'ai laissé tombé les appareils.
1. Comment encourager l’adhésion syndicale ? Envoyé par: Ségolène Royal le 10/09/06 01:00
Réponse : Label "Entreprise citoyenne" Envoyé par: realworld le 15/09/06 18:50
Même s'il est important de renforcer le pouvoir des syndicats, il est illusoire de croire que cela resoudra tous les problèmes !
Dans ce monde globalisé l'argument massue de la délocalisation a encore de bon jour devant lui pour freiner toute velléité syndicale (salaire, embauche, avancées sociales...).
Aussi je pense qu'il faut que l'Etat soit moteur en créant un label "Entreprise citoyenne" dont le but serait de remoraliser et redonner confiance dans les entreprises, notamment les plus petites.
Ainsi pour obtenir ce label, les entreprises devront respecter un certain nombre de contraintes :
- Existence d'une représentation syndicale obligatoire dans l'entreprise (quelque soit la taille).
- Participation et pouvoir de vote des salariés lors des décisions de l'entreprise (par le biais d'un représentant non majoritaire).
- Transparence comptable et fiscale vis à vis des salariés.
- Redistribution plus équitable du résultat net : 50% pour les actionnaires, 50% pour les salariés (en parts égales).
La direction faisant parti des 2, touche légitimement des revenus sur les 2 plans...
- Avoir une politique de rémunérations raisonné : un PDG ne peut pas toucher plus de 10 fois le salaire moyen de son entreprise (par exemple), ce qui serait également une garantie pour les actionnaires.
- Avoir + de contrat à durée indéterminée que de contrat précaire.
- Encourager la création de jeunes entreprises. Les entreprises qui appliquent ce label s'engagent à parrainer au moins une création d'entreprise en facilitant le financement des projets auprès des banques.
Il ne s'agit pas de se porter caution, juste de faire pression auprès des établissements bancaires genre : "si tu finances pas mon protégé alors je transfert mes x milliers ou millions d'euros vers une banque qui l'acceptera...".
- Prendre en majorité des fournisseurs français ou européens ou du moins des pays ayant la même démarche social au niveau du travail. - Favoriser les moyens de production écologique et les économies d'énergies.
En contrepartie de cet effort de la part des entrepreneurs l'etat s'engagerait à :
- Exonérer temporairement l'entreprise de taxes locales lors de la création.
- Exonérer ou baisser très fortement l'impôt sur les sociétés. - Garantir les mêmes droits aux PDG qu'aux salariés en matière de retraite, santé et chômage.
- Garantir un emploi à un poste d'encadrement dans la fonction publique pour les PDG le désirant et ayant crée de l'emploi sous ce label pendant 10 ans...
- Bénéficier de publicité gratuite en mairie et sur les sites internet du ministere de l'économie et des finances pour valoriser les "bonnes" entreprises.
De plus on peut imaginer un système d'emprunt à taux réduit pour ces entrepreneurs ou encore une sorte de small business act qui favoriserait les PME ayant ce label pour l'obtention de marché public.
Il ne s'agirait nullement de concurrence déloyal puisque chacun pourra obtenir ce label s'il le souhaite.
Ce genre de label assurerait une représentation syndicale de fait aux salariés même dans les PME (à priori les plus encline à adopter ce label), donnerait un but syndical, motiverait les salariés, valoriserait les entrepreneurs et aurait un cout minime pour le budget de l'Etat (si a terme on retire les aides sans contreparties versées aux autres entreprises n'ayant pas ce label)...
Ainsi le nouveau souffle syndicale ne serait pas vécu comme une contrainte mais la partie d'un tout pour redynamiser l'économie.
Si ce n'est pas la solution miracle c'est en tout cas un message fort de coopération à tous les niveaux (patronat, syndicat, etat)...
Fonctionnaires ou assimilés et /ou militants ou sympathisants , lisez ce message
on ne peut pas traiter de la meme maniere le sujet : "comment donner envie à tous les salariés d'adhérer à un syndicat ?", selon que les salariés sont dans le public ou dans le privé.
je ne peux parler ici que du privé dans lequel je gravite.
quelques exemples :
les jours de greves sont deduits immediatement du salaire, et non pas etalees sur plusieurs salaires ou effacees
les delegués syndicaux, meme elus sont immediatement dans le colimateur des cadres idem les salariés syndiqués
idem les employés qui font greve
idem les salariés qui saluent simplement un delegué syndical
les dimanches et jours feries sont, sous couvert de la denomination "volontariat", travaillés sous peine de représailles
le harcèlement sous toutes ses formes est frequent lorsque les cadres veulent se débarrasser d'un employé qui critique trop ou s'oppose trop, mais çà marche aussi pour le petit encadrement
les dysfonctionnements souvent liés à un manque de personnel ou à une deficience dans les outils de travail, sont toujours reprochés aux employés
donc quand les personnels voient se creuser des écarts dans le travail entre plusieurs corporations souvent liés à la maniere dont sont presentes les chiffres et à une escalade des rendements exigés par ces entreprises privées
et que personne n'y peut rien car tout est fait petit à petit sur de petits groupes d'employés, donc pas de grandes mobilisations possibles
les gens ne font plus confiance aux syndicats et n'ont pas envie d'adhérer
POUR CEUX QUI PENSERAIENT ENCORE QUE SEGOLENE NE DIT RIEN, POUR LES DEMENTIR VOICI QUELQUES ENTRETIENS A CONSULTER SUR SON SITE "DESIRSDAVENIR
" 21/09/2006 « Les citoyens doivent pouvoir débattre dès maintenant des questions qui engagent l'avenir de la France » Ségolène Royal réunissait mardi 19 septembre à Bondy les représentants des 500 Comités locaux de Désirs d’Avenir, les 250 personnes-ressources qui l'aident à élaborer ses propositions, ainsi que les membres du conseil d’animation politique.
> lire 19/09/2006 Arnaud Montebourg : Royal, un nouvel alliage Les socialistes qui attaquent la favorite des sondages se trompent d'ennemi. Son programme, novateur et audacieux, est à même de rassembler toutes les gauches.
> lire 19/09/2006 Ségolène Royal était l'invitée de Christophe Barbier sur LCI Immigration :" L'Etat doit établir des règles claires"
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> lire 16/09/2006 "Le Grand Oral" de Ségolène Royal à Lens
> lire 15/09/2006 Carte scolaire : " c'est ça être socialiste ; c'est ouvrir l'éventail des choix à tout le monde dès lors que c'est bien pour certains" Jeudi 7 septembre : "Les 4 vérités" sur France 2
> lire 15/09/2006 Ségolène Royal lance les débats participatifs
> lire 14/09/2006 Ségolène Royal, était l'invitée Jean-Michel Apathie sur RTL
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| 27/03/07] | Ségolène Royal invitée de Christophe Barbier sur LCI à 8h15. |
| [28/03/07] | Ségolène Royal invitée de "en aparté" sur Canal + à 12h30. |
| [29/03/07] | Meeting national à Limoges avec Ségolène Royal et François Hollande. |
| [31/03/07] | Ségolène Royal invitée du 19/20 sur France 3 à 19h30. |
| [01/04/07] | Ségolène Royal invitée de "Dimanche +" sur Canal + à 12h20. |
| [01/04/07] | Ségolène Royal invitée du "grand RDV" sur Europe 1 à 18h. |
| [08/04/07] | Ségolène Royal invitée de l'émission "Le forum" sur Radio J à 14h20. |
| [03/04/07] | Ségolène Royal invitée du Grand Journal sur Canal + à 19h10. |
| [05/04/07] | Meeting de Ségolène Royal à Bordeaux au Parc des Expositions à 19h. |
| [08/04/07] | Ségolène Royal invitée de l'émission "Le forum" sur Radio J à 14h20. |
| [10/04/07] | Ségolène Royal invitée d'Europe 1 à 8h20. |
| [11/04/07] | Ségolène Royal invitée des "4 vérités" sur France 2 à 7h40. |
| [16/04/07] | Ségolène Royal invitée de "Bourdin & Co" sur RMC à 8h30. |
| [18/04/07] | Ségolène Royal invitée de Face à la Une à 20h20 sur TF1. |
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