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 mais on y parle de tout ce dont on a envie,

actualité, solidarité, débats d'idées

pour le plaisir d'échanger,    que sais-je encore...?

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19/09/2006 Arnaud Montebourg : Royal, un nouvel alliage > version imprimable

Les socialistes qui attaquent la favorite des sondages se trompent d'ennemi. Son programme, novateur et audacieux, est à même de rassembler toutes les gauches.

Les attaques invraisemblables pleuvent sur Ségolène Royal, au point que Nicolas Sarkozy en fait désormais un point d'appui de son offensive contre elle.

La gauche offre des armes au chef de l'UMP contre la seule candidate socialiste en mesure de le battre.

Ceux qui nous ont conduits au 21 avril 2002 se rassembleraient-ils pour une nouvelle fois nous infliger le même résultat ?

Quels sont donc les reproches qui lui sont adressés ?

Son prétendu vide ?

Ceux qui portent ces attaques feraient bien de relire ses discours et ses déclarations depuis plusieurs mois.

Les militants du pays minier du Pas-de-Calais ont entendu Ségolène Royal, à Cambrin, rappeler dans son discours que «la gauche doit imposer la juste hiérarchie entre le capital et le travail et faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital».

Ils ont applaudi à la phrase : «Nous ferons en sorte que le capitalisme financier soit mis sous contrôle et refuserons de laisser broyer les hommes et les femmes par la dynamique du libéralisme sauvage.»

 La foule de Frangy-en-Bresse l'a également applaudie à l'idée de «la création d'un syndicalisme de masse pour rétablir le rapport de force, aujourd'hui totalement déséquilibré entre les dirigeants et les salariés».

Elle ajoutait : «C'est l'intérêt bien compris du pays qu'un syndicalisme de masse oblige à la négociation collective. C'est dans les pays où les taux de syndicalisation sont les plus élevés qu'il y a moins de licenciements collectifs et qu'il est moins nécessaire de recourir à la grève pour être entendu.»

Ce ne sont, à l'évidence, pas les idées de Nicolas Sarkozy.

Les positions de Ségolène Royal sont enracinées dans l'héritage du mouvement ouvrier et sa défense des droits sociaux, en s'inspirant d'expériences socialistes concluantes du nord de l'Europe.

Elle cherche à renforcer le poids du syndicalisme et à modifier en profondeur les comportements des acteurs du capitalisme dérégulé ; elle cherche l'outil de réhabilitation du prix et de la valeur du travail dont elle a fait un élément central de son discours.

La candidate a en vérité ouvert le dossier épineux de la démocratie sociale. En évoquant l'adhésion obligatoire aux syndicats, que madame Thatcher en son temps avait réussi à briser, nous sommes là plus proches de l'antithatchérisme le plus ferme que des oeuvres tièdes de son successeur Tony Blair.

J'ajouterais, non sans malice, que bien des socialistes qui ont voté non le 29 mai 2005 devraient s'y retrouver !

Est-il également permis d'évoquer le concept soudain apparu si novateur d' «ordre juste» qu'elle a lancé dans son discours de Rodez le 12 mai dernier et qui lui a valu un procès en «nomadisme idéologique».

Pourtant, il ne s'agit que du rappel de ce que doit être la République : parce qu'elle est égalitaire, elle ne peut s'autoriser à être sévère que si elle l'est à l'égard de tous, donc juste.

On ne peut lutter contre les zones de non-droit dans la République que si on assume et organise la lutte contre les privilèges judiciaires de ceux qui détiennent l'argent, la puissance et le pouvoir.

A Rodez, Ségolène Royal évoquait dans ces termes l'ordre juste : «un principe fondateur d'un ordre solidaire autrement ambitieux que l'ordre aux petits pieds du tout sécuritaire sur fond de dérive vers le précariat pour tous».

Elle ajoutait : «Alors que l'insécurité économique et sociale gagne du terrain, le comportement de la puissance publique se doit d'être irréprochable. Une mauvaise conduite à la tête de l'Etat constitue un vrai facteur d'insécurité, car pourquoi respecter des règles dont les puissants et les gouvernants s'affranchissent ?»

 L'ordre juste est hautement supérieur à l'injustice de l'ordre autoritaire de l'UMP. Et il est hautement préférable au désordre injuste que conduirait une République aux abonnés absents, incapable de donner un sens à la loi républicaine.

Ce sont finalement là des analyses que ne récuserait pas un Jean-Pierre Chevènement. C'est ici que prend sa force la «révolution démocratique» que Ségolène Royal entend accomplir dans la construction de cette République nouvelle.

Si la loi doit assurer la justice tout en trouvant la force de s'appliquer et d'ordonner la société, les conditions de sa discussion et de sa fabrication doivent alors être reconsidérées en profondeur.

La «révolution démocratique» est l'instauration d'un rapport de responsabilité entre les dirigeants mandatés pour décider et les citoyens dépositaires de la souveraineté.

Elle est aussi l'organisation concrète du «droit égal» de ceux qui n'ont pas de titre à gouverner à s'occuper des affaires communes.

«Notre projet affirme la compétence également légitime des citoyens ordinaires, ce pouvoir des "n'importe qui" toujours dénié par les élites autoproclamées de la naissance, de la richesse ou de la cooptation endogame.»

Ce sont là des orientations qu'on pourrait retrouver dans les choix de tous les promoteurs d'une VIe République, quels qu'ils soient, Christiane Taubira ou moi-même. S

ur les problèmes environnementaux, l'ancienne ministre de l'Environnement tient un langage à la hauteur de l'urgence planétaire, en faisant de la fin du pétrole le point central de la restructuration de l'ensemble des politiques publiques : «C'est une question de survie, l'environnement doit donc être intégré à toutes les décisions publiques et privées qui sont prises.»

Elle prend le soin d'ajouter : «La protection de l'environnement est liée à la démocratie et à l'exigence de transparence. Tous les mensonges officiels que l'on a connus à propos du nuage de Tchernobyl, de l'amiante, des OGM, ont permis de ne pas remettre en cause des habitudes, des puissances financières, des rapports de force et des intérêts corporatifs.

 Quand il y aura la transparence totale et quand l'information scientifique sera donnée sur l'impact de la dégradation de l'environnement, sur la santé publique, alors les gens se bougeront, et les politiques prendront les bonnes décisions.»

Ce sont là des propos auxquels Dominique Voynet n'aurait pas enlevé une virgule.

Voici comment Ségolène Royal construit pierre après pierre une synthèse originale des différentes gauches. Elle en fabrique un nouvel alliage, original, novateur et offensif, en rapport avec les besoins profonds de la société française.

Les socialistes que nous étions avaient sous-traité, dans l'attelage cahotant de la gauche plurielle, aux autres partis de gauche des morceaux de l'appareillage idéologique des socialistes, peut-être par incapacité de regarder le monde tel qu'il était devenu. Le projet et le candidat socialiste de 2002 ne parlaient plus à quiconque, sauf au vide politique que le parti avait installé en lui-même.

Voilà pourquoi la rénovation de la gauche passe par la nouvelle donne de Ségolène Royal. Celle-ci dépasse les anciennes contradictions de la gauche plurielle, les anciennes querelles qui appartiennent à la génération antérieure ainsi que les récents désaccords sur le TCE.

A Frangy, elle déclara : «Quels qu'aient été nos votes lors du référendum, nos raisons étaient voisines. Nous voulions les uns et les autres une Europe plus protectrice, plus citoyenne, plus sociale et plus politique. De l'Europe que nous voulons, à l'Europe telle qu'elle est, nous mesurons la distance et le travail qu'il reste à faire, mais c'est le rôle de l'idéal que d'aider à transformer le réel.

Il n'est évidemment pas question, pour les socialistes, de soumettre à nouveau à la ratification un traité constitutionnel que le peuple français a rejeté. Notre projet prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court, visant seulement à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. Il devra bien sûr, une fois négocié, être soumis à l'approbation du peuple.»

Ségolène Royal renvoie aux significations profondes de la victoire du non en 2005, laquelle exigeait que la démocratie exerce sa maîtrise sur le destin de notre société, et demandait à retrouver la force perdue du bulletin de vote face à l'emprise des marchés et de l'économie.

Dans les différents éléments d'identité de sa candidature syndicalisme de masse, ordre juste, révolution démocratique, excellence environnementale , Ségolène Royal ouvre le chantier de la reconstruction du politique et cherche à organiser les retrouvailles avec la force d'agir sur la réalité.

Il est temps de se rassembler autour de cette nouvelle donne, à partir de nos propres convictions, sans en abandonner aucune, pour contribuer à la victoire d'une gauche enfin rénovée qui sera celle de toutes les gauches.

Le temps nous presse et l'audace qui nous a manqués jusqu'ici est au rendez-vous.

Rejoignez-nous.

Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, porte-parole de Ségolène Royal Publié dans Libération du 19 septembre 2006 Par Arnaud > version imprimable

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je peux affirmer que dans mon entreprise, les adhérents aux syndicats étant peu nombreux, les revendications même minimales, ou même très bénéfiques pour l entreprise, ne sont pas prises au sérieux et satisfaites au gré du bon vouloir du chef d entreprise et de ses cadres, les syndicats ne sont plus pris au sérieux .

Bien sur, je pense qu il faudrait évidemment encourager les gens à se syndiquer, tout d abord en baissant le prix des cartes, mais évidemment çà ne suffit pas, il faut aussi leur dire que plus on est, plus on se fait craindre sans forcement s'éparpiller.

Il n'y a pas que des syndicats qui critiquent et s opposent à tout, Justement, il faut adhérer à un syndicat qui nous correspond et il y en a, Si il n y en a pas, il faut le créer!!! J

e pense et j espère que Ségolène Royal ne veut pas forcer les gens à adhérer mais motiver, ce n'est pas du tout la même chose.

D autre part si des patrons ont abusé lors du passage aux 35 heures,(ce que j'ai lu sur certains messages) selon moi, ce n'est pas la faute des socialistes, l'idée était bonne à la base, la cause, selon moi :

 Des syndicats extrêmes, ne signent jamais les conventions, ou d’autres les signent seulement dans un sens, dans les 2 cas, s'agitent, perturbent les réunions, empêchent les autres de réfléchir et de s'exprimer, ce qui arrange bien certains patrons d’autres syndicats , plus modérés dans leur attitude, plus réalistes, mais qui n'ont en ce moment peut-être que peu d'adhérents, ces patrons le savent, donc ces syndicalistes bien contents d obtenir quelques miettes qu'ils ont pu grappiller, sont passés à coté des problèmes plus essentiels

Moralité, quelque soient les syndicats qui nous plaisent, il faut adhérer et pour les rendre forts , être nombreux ainsi la part de pouvoir qui entraînera l’écoute et ensuite la négociation, sera augmentée

Sur un autre plan, il est vrai que souvent, les problèmes rencontrés par les salaries ne sont pas correctement ou pas du tout transmis car malheureusement, ils ne sont pas réellement compris par leurs représentants, et çà, c'est un vrai problème. (Trop peu de consultations de la base, peut-etre ?)

 Dans beaucoup de réunions , il faudrait qu’assiste un employé par service concerné et par tendance syndicale, pour expliquer la réalité des problèmes, en plus des représentants syndicaux,

ce serait bien compliqué et

çà coûterait cher mais

ce serait plus efficace.

Par syndicaliste
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"La lettre" n°15 - Mardi 12 septembre

« Comment donner envie à tous les salariés d?adhérer

à un syndicat ? »

Le renforcement des syndicats est indispensable pour rééquilibrer les relations entre partenaires sociaux. L?instauration d?un dialogue social de qualité en dépend largement.

Dans notre pays, les partenaires sociaux ne sont pas suffisamment consultés et associés aux grands choix qui préparent l?avenir. Les syndicats sont même parfois tenus à l?écart de décisions qui ont un impact décisif, et en l?espèce négatif, sur la vie des salariés, comme on l?a vu avec le CPE.

L'implantation et l'adhésion syndicale restent faibles et les rapports entre patronat et syndicats s?en ressentent. La France se caractérise ainsi par des relations sociales pauvres, qui, par ricochet, n'encouragent pas l'adhésion syndicale, laquelle affaiblit encore la qualité et le poids du dialogue social dans l'organisation du travail et des entreprises. Nous sommes enfermés dans un cercle vicieux.

Or des exemples étrangers, les pays nordiques notamment, montrent qu?un autre équilibre est possible et qu'un syndicalisme puissant est un facteur de progrès social bien sûr, mais aussi d'efficacité économique : des syndicats forts sont mieux à même d'obtenir que les salariés soient bien rémunérés et sécurisés dans leur emploi, et lorsque les salariés sont ainsi confortés, l?entreprise se porte mieux.

 La droite se trompe lorsqu?elle soutient que la précarisation des salariés est un passage obligé pour rendre notre économie plus forte.

 J?ai décidé d?ouvrir un premier débat participatif sur cette question, à mes yeux essentielle pour renouer avec la croissance, rééquilibrer le rapport entre le travail et le capital et revitaliser le dialogue social.

 Ce débat participatif est d'un type nouveau: il est ouvert sur le site, mais aussi animé par les 430 Comités locaux de Désirs d'avenir et les membres du Conseil d?animation politique, auxquels j'ai demandé d?organiser des débats, dans la forme de leur choix, sur cette question essentielle. Je vous donne rendez vous dans trois semaines pour le bilan et la synthèse de ce débat.

SEGOLENE ROYAL

Lire et débattre : http://www.desirsdavenir.org/list.php?89

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 « Ségolène, le PS, Bayrou

et la bulle politico-journalistique »,

 par Jean-François Kahn

« Concentré de haines croisées, festival de mépris réciproque, magouilles de coulisse et petits complots d?arrière-cour, égoïsme exacerbé et machisme dégoulinant, la méchanceté submergeant la camaraderie, et le clanisme, voire le tribalisme, prenant le pas sur tout esprit de rassemblement ? Ce qui se passe, depuis deux semaines, au Parti socialiste est affligeant. Le mot est faible, d?ailleurs, car, au-delà du PS, au-delà de la gauche, c?est l?idée même qu?on se fait de la démocratie et de la politique en général qui s?en trouve éclaboussée. Outre l?extrême gauche, si Nicolas Sarkosy n?en fait pas son miel, c?est réellement qu?une bonne partie de la société est rétive au personnage. Et si l?extrême droite ne ratisse pas les désillusions ainsi créées, c?est qu?elle suscite un rejet plus important qu?on ne le dit. Comment ne pas souhaiter, finalement, que François Bayrou soit, plus que les extrêmes, le principal bénéficiaire de cette farce ?



Peut-on imaginer, un seul instant, l?UMP sabotant de la sorte ses propres atouts, annihilant aussi rageusement ses propres chances, et lynchant aussi allègrement son principal champion ? « Tout sauf Ségolène », vraiment tout, cela veut dire quoi, sinon Sarkosy dans un fauteuil et Le Pen au second tour, plutôt que « la Royal », cette « poupée Barbie, montée sur escarpins », comme disent certains de nos grands féministes ?



Cela est un simple constat. Précision indispensable puisque la moindre remarque vous fait, désormais, accuser de rouler pour celui-ci ou celle-là. Alors, montrons patte blanche. C?est la rédaction de Marianne qui décidera par vote, en définitive, mais notre journal, sauf catastrophique réapparition de Lionel Jospin, ne prendra sans doute pas position avant le second tour de l?élection présidentielle (?). Cela étant dit, oui, la façon dont est, concomitamment, organisée, par la bulle politico-médiatique, l?extrême gauche, la droite sarkozyste et ses adversaires au sein du PS, tous utilisant les mêmes arguments, les mêmes phrase, et les mêmes expressions, la démolition de Ségolène Royal est consternante.

Un seul exemple ? Tous les perroquets de la bulle politico-journalistique relaient le leitmotiv mouliné par les ségolénophobes de tous bords : « Elle ne dit rien ! » Tout dans le look. « Un sourire et, derrière, le vide », dixit le grand philosophe Jean d?Ormesson.



Or résumons : pour la première fois, depuis un demi-siècle, Mme Royal réintroduit le concept d?ordre ? juste en l?occurrence ? dans une rhétorique de gauche. Mais elle ne dit rien ! Elle aborde la question de la lutte contre la délinquance, en particulier de la délinquance des jeunes, de telle façon qu?elle provoque un véritable tsunami dans le landerneau de la bien-pensance. Mais elle ne dit rien ! Elle évoque tout haut ce que tout le monde susurre au PS et ailleurs : le caractère antisocial de la façon dont ont été appliquées les 35 heures. Brouhaha généralisé. Mais elle ne dit rien ! Elle casse, à tort ou à raison, à propos de l?immigration, le tabou de la diabolisation absolue de la « double peine ». Mais elle ne dit rien ! Elle réhabilite, contre trente-cinq ans de pratiques néolibérales et de discours de gauche et d?extrême gauche inverses, la thématique de la « valeur travail ». Mais elle ne dit rien ! Elle préconise ? ce qui est tout à fait discutable au demeurant ? le retour à une syndicalisation de masse quasi obligatoire pour relancer le paritarisme social en recréant un équilibre des forces sur le marché du travail. Mais elle ne dit rien ! Elle critique une politique salariale qui se focalise sur le seuil Smic. Mais elle ne dit rien !



Tout cela, qui révolutionne objectivement la rhétorique traditionnelle de la gauche française, mérite d?être examiné, contesté, peut-être vivement combattu ou dénoncé. Mais non ! La coalition objective de la droite sarkozyste, des éléphants machos du PS, des gauchistes de posture et des moulins à prières de la bulle politico-journalistique, a décrété qu?elle ne disait rien. Donc, quoi qu?elle dise, « elle ne dit rien ! » (?).



Notre confrère Daniel Schneidermann a fort justement fait remarquer, dans sa chronique de Libération, qu?on peut penser ce qu?on veut, y compris le pire, du discours prononcé par Ségolène Royal à Frangy-en-Bresse (fort mal dit d?un point de vue oratoire), mais qu?entre cet événement et la façon dont la plupart des médias l?ont relaté, le réduisant à deux occurrences sans aucun intérêt ? une référence à l?héritage mitterrandien et un rappel qui ne mange pas de pain au rassemblement - , il n?y avait strictement aucun rapport. Et, précisément, le long plaidoyer (qui eût mérité la plus vive confrontation d?opinions) en faveur d?une restauration de la « valeur travail » fut tout simplement passé à l?as, comme les digressions consacrées au développement durable.



La bulle politico-journalistique, devenue presque totalement homogène elle aussi, refermée sur elle-même, nombriliste et autocentrée, véhicule de moins en moins le réel et de plus en plus la seule traduction que l?establishment en place veut qu?on en donne. Comment peu-on, décemment, même si on la déteste, exiger de la candidate à la candidature socialiste un programme clés en main, alors que le PS vient, officiellement, d?en concocter un, clés en main lui aussi. L?aveu que ce programme est nul ? Mais, alors, il faut le dire et ne pas accuser la « pécheresse » de s?en éloigner (?).



Tout est dit. La bulle a son champion, Sarkozy, l?homme de la rupture avec le gaullisme, de la sortie du modèle social-républicain français et de la conversion à la norme anglo-saxonne. Ségolène la fascine comme star (la bulle aime évidemment le champagne), mais à condition qu?il soit bien entendu que, quoi qu?elle dise, elle ne dit rien » (?).

 
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05/09/2006 Réunion de travail du Conseil d'animation politique de Ségolène Royal 

 1er thème : comment favoriser l’émergence d’un syndicalisme de masse ?

 Pour répondre à la demande des élus, responsables et militants qui apportent, de plus en plus nombreux, leur soutien à Ségolène Royal, un premier conseil d’animation politique s’est réuni, afin de leur permettre de contribuer collectivement à la dynamique enclenchée maintenant depuis plusieurs mois et de travailler ensemble à partir du projet des socialistes.

Le premier thème de travail porte sur les voies et moyens de faire émerger en France un syndicalisme de masse. Chaque membre du Conseil animera localement ce débat participatif. Ce conseil d’animation politique, ouvert à toutes celles et tous ceux qui veulent le rejoindre, a donc vocation à s’élargir tout au long du processus de désignation du candidat socialiste.

****************************************

CONSEIL D’ANIMATION POLITIQUE DE SEGOLENE ROYAL

(premiers participants)

Présidents de Régions :

Jacques Auxiette – Pays de Loire Jean-Yves Le Drian – Bretagne Victorin Lurel - Guadeloupe Jean-Jack Queyranne – Rhône Alpes Jean-Pierre Masseret – Lorraine Michel Sapin – Région Centre Michel Vauzelle – PACA

Présidents de Conseils Généraux : Jean-Louis Bianco – Alpes de Haute Provence Yves Daudigny – Aisne Pierre Maille – Finistère Alain Rafeisthan – Cher Marcel Renaud – Aude Pascal Terrasse – Ardèche Augustin Truphème – Hautes Alpes

Députés : Jacques Bascou – Aude Danielle Bousquet – Côtes d’Armor Christophe Caresche – Paris Martine Carillon Couvreur – Nièvre Odette Duriez – Pas de Calais Albert Facon – Pas de Calais Jacques Floch – Loire Atlantique Michel Françaix – Oise Gilbert Lebris – Finistère Michel Liebgott – Moselle Jean Gaubert – Côtes d’Armor Gaëtan Gorce – Nièvre Armand Jung – Bas Rhin Jean Launay – Lot Michel Liebgott – Moselle Martine Lignière Cassou – Pyrénées Atlantiques Arnaud Montebourg – Saône et Loire Christian Paul – Nièvre Geneviève Perrin Gaillard – Deux-Sèvres Philippe Vuilque – Champagne Ardennes

 Sénateurs : David Assouline – Paris Didier Boulaud – Nièvre Yves Dauge – Indre et Loire Odette Herviaux - Morbihan Louis Le Pensec – Finistère François Marc – Finistère Louis Mermaz – Isère Gisèle Printz – Moselle Daniel Reiner – Meurthe et Moselle Thierry Repentin – Savoie Roland Ries – Bas Rhin Gérard Rougeas – Haute Garonne

Députés Européens : Béatrice Patrie Martine Roure Gilles Savary

Maires : Dominique Bailly – Orchies Dominique Bertinotti – Paris 4ème ardt André Billardon – Creusot Maxime Bono – Rochelle Jean-Paul Bret – Villeurbanne Alain Calmette – Aurillac Gérard Collomb – Lyon Guy Ferrez – Auxerre Michel Fuillet – Isle sur la Sorgues Jean Germain – Tours Olivier Leonhardt – Ste Geneviève des Bois Roger Madec Sénateur–Maire Paris 19ème ardt Thierry Mandon – Ris Orangis Gilbert Roger – Bondy

Autres élus et cadres fédéraux : Delphine Batho – Secrétaire Nationale Malek Boutih – Secrétaire National Jean David Ciot – Pdt Com Nationale Contrôle Financier Laurent Grandguillaume –Sec. section Dijon Alain Monod – Aude Fabrice de Caumarmard – Sec. Fédé. Haute Garonne Frédéric Fillon – Vice pdt Région Picardie Paul Bardet – Sec. Section Reims Emmanuel Chumiatcher – Isère François Dagnauld – Adjt Maire de Paris Philippe Doucet – Conseiller Gal Val d’Oise Hélène Geoffroy – Adjt Maire Vaulx en Velin Monique Iborra – 1ère Vice Pdte Région Midi-Pyrénées Arnaud Fontaine – Conseiller régional Basse Normandie Robert Crauste – Conseiller régional du Gard Antoine Orsini – Haute Corse Hervé Barot – Conseiller Gal Aude Yvette Roudy – Ancienne Ministre Edith Cresson – Ancienne Premier Ministre Christian Sautter – Ancien Ministre Adjt Maire de Paris Lyne Cohen Solal – Adjt Maire de Paris Mireille Flam – Adjte Maire de Paris Olga Trostiansky – Adjte Maire de Paris Gérard Le Gall – Responsable National Jean Gatel – Ancien Ministre Ouarda Karaï – Responsable National Jean Codognes – Ancien député Pyrénées Orientales André Champanert – Vice pdt Région Auvergne Jean-Pierre Mignard –

Responsable National Premiers Secrétaires de Fédérations :

Gilbert Sauvan (Alpes de Haute Provence) François Fennebresque (Hautes Alpes) Patrick Allemand (Alpes Maritimes) Ludovic Mouly (Aveyron) Eugène Caselli (Bouches du Rhône) Florence Marty (Cantal) Michel Moyrand (Dordogne) Patrick Dubourg (Eure et Loir) Frédéric Bourcier (Ile et Vilaine) Jean-Paul Chartron (Loire) André Chapaveire (Haute Loire) Alain Gralepois (Loire Atlantique) Loïs Lamoine (Loiret) Jean Guerard (Lot et Garonne) Alain Bertrand (Lozere) Eric Loiselet (Haute Marne) Guillaume Garot (Mayenne) Pascal Jacquemin (Meurthe et Moselle) Mathieu Cahn (Bas Rhin) Catherine Hoffarth (Haut Rhin) Jerôme Durain (Saône et Loire) Hugues Manouvrier (Savoie) Claire Donzel (Haute Savoie) Patrick Malivet (Yvelines) Françoise Billy (Deux Sèvres) Robert Alfonsi (Var) Jean Burneleau (Vendée) Jean-François Macaire (Vienne) Cyril Bulleaux (Yonne) Anne-Marie Forcinal (Territoire de Belfort)

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PETIT QUIZZ

A VOUS DE JOUER !

Dans quelle categorie etes-vous, vous, vos enfants, vos parents, votre famille, vos amis, vos voisins, vos ennemis etc... ?

Vous situez-vous dans "ceux qui se portent bien" ou "ceux qui se portent mal" ?

Pour vraiment jouer, projetez-vous dans la peau de quelqu'un , n'importe qui, meme quelqu'un que vous avez pu croiser rien qu'une seule fois, et jouez à etre lui, imaginez sa vie de tous les jours, sa famille, ses antécédents, son travail s'il y a lieu etc... .

SVP, essayez rien qu'une fois, tout seul dans votre tete, choisissez un personnage et commentez...tout seul ou entre amis, c'est plus intéressant.

CE QUIZZ EST GRATUIT, FREE ...

Qui se porte bien aujourd hui ?

Les jeunes qui peuvent être aidé, et les parents qui ont fini de payer leur maison, ont de l’argent de coté parce qu’ils ont profité des bonnes années dans de bonnes entreprises ou hérité ou su placer leur revenus en bourses, à la banque, n’ont pas eu d accident de la vie importants, genre maladie qui ruine, perte de travail, que sais-je encore ? Même si ces parents là ne sont pas vraiment riches, ils sont « disons normaux » et ont les moyens matériels et psychologiques de soutenir un peu leur enfant, même si c’est très peu.

Qui se porte mal aujourd hui ?

Les autres.

Pour plus de précisions, Certains enfants d immigrés arrivés en France depuis seulement 1 génération, les enfants de certaines catégories d’ouvriers ou d’employés qui n’appartenaient pas à des grands groupes privés ou publics pendant les années « de vaches grasses »,

et dont les conventions collectives particulières inexistantes n’ont pu les prémunir contre la baisse du pouvoir d achat ni donc les « enrichir »,

les enfants dont le parent unique fait des petits boulots régulièrement et n’a aucun espoir de s’en sortir ou d’évoluer,

les enfants des accidentés de la vie, soit les licenciés économiques à qui on promet honteusement un nouvel avenir sans risque,

les licenciés non économiques, employés et cadres, poussés à la faute ou à la démission, par une mise au placard ou un harcèlement ignobles, les malades que les mutuelles ne prennent plus en charge,

les personnes âgées qui perçoivent la retraite minimum et ne peuvent vivre décemment et parfois ont encore de la famille à aider,

les chômeurs, qui ne trouvent pas de boulot car ils n’ont jamais travaillé, les chômeurs qui ont les compétences relatives à un travail mais n’ont pas la bonne couleur de peau ou n’ont pas le bon nom de famille,

les Sdf, qui pour la plupart n’ont pas choisi, et sont les victimes de ces mêmes accident de la vie,

tous les autres, alcooliques, drogués qui détruisent leurs famille en même temps qu’eux, ceux-ci même que la pauvreté contribue à enliser,

puis les nouveaux pauvres, ceux qui travaillent à deux dans un ménage, et ne s’en sortent pas, n’arrivent plus à subvenir aux besoins de leurs enfants, d’une part à cause de la baisse du pouvoir d’achat, lié à la flambée des prix suite à l’euro sur les produits de nécessité, (nourriture, produits de nettoyages, tout ce qui est indispensable à une famille de base) d’autre part à cause de la société de consommation créant des besoins sans cesse, puis à cause de l’école, incapable d’assumer la formation des enfants normaux jusqu’au bac : résultat : les parents doivent payer des cours supplémentaires ou les mettre dans le privé qui n’est pas gratuit, tout cela peut entraîner leur surendettement.

J’ai certainement oublié beaucoup de catégories, mais à quoi bon insister, tous ces gens existent, ils suffit de vouloir les voir.

Encore une chose cependant, si dans la catégorie que j’ai nommé « les gens qui se portent bien », survient un problème, que l’argent peu résoudre, ceux-ci se rendent à leur banque qui leur accorde un prêt,

 mais si un problème arrive dans la catégorie de « ceux qui se portent mal », c’est la fin du monde, ils ne peuvent même pas souscrire un prêt puisque leur précarité ou leur trop faibles revenus ou leur surendettement les ramènent à leur catégorie et les éloignent à jamais d’une condition meilleure…

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Merci d?être aussi nombreux et aussi chaleureux. Merci devant la presse nationale, régionale et internationale de donner une si belle, une si formidable image du Parti socialiste. Merci à vous militants, d?être ici chaleureux, rassemblés, heureux d?être ensemble. Bienvenue à La Rochelle et bienvenue dans la région Poitou-Charentes, que j?ai le plaisir de présider et qui, comme vous le savez, a été reprise à la droite et à RAFFARIN. Merci à Jean-Christophe pour l?organisation de cette formidable université d?été qui arrive à un moment politique très important de notre Parti, et de m?avoir invitée en tant que présidente de région et rien que cela, à ouvrir cette université d?été. Rien que cela et ça me va. Ca me va parce que je pense aujourd?hui, que la politique se fait par la preuve et je voudrais vous dire, militants socialistes, que lorsque j?ai réuni hier, 21 présidents de région socialistes, eh bien nous étions fiers de ce que nous avons accompli dans nos régions en deux ans. Non-seulement au nom des socialistes, parce que je vais y revenir, nous avons tenu la parole du projet des socialistes, mais aussi parce que le projet que les socialistes ont adopté pour l?élection présidentielle, se nourrit du travail au quotidien des élus socialistes et des majorités de gauche, avec les Communistes et les Verts et les Radicaux rassemblés. Et c?est quand nous sommes unis dans nos régions, que nous savons avancer et régler les problèmes des gens. Et pour tout cela, je voudrais, à travers vous, remercier l?ensemble des militants qui ont d?abord porté cette formidable victoire des élections régionales ; comme nous avons été fiers, et qui, aujourd'hui, peuvent être assurés que, dans la campagne qui s?ouvre, le bilan des présidents de région socialistes, non-seulement vous en serez fiers, mais la France en sera fière et elle comprendra que, le jour où les régions de France pourront s?appuyer sur un Etat central, qui tire dans la même direction, qui est inspiré par les mêmes valeurs de solidarité et de lutte contre les inégalités, qui relève tous les jours le défi de la lutte contre la précarité, de l?égalité scolaire, de la bataille pour l?emploi et pour la formation professionnelle, alors lorsque l?Etat central, en fonctionnant mieux et en étant au clair et en harmonie avec les raisons et les façons de faire dans les régions socialistes, alors oui, la France se redressera. Elle ira de l?avant et elle construira jour après jour une société plus solidaire. Voilà l?enjeu de l?année prochaine. Et alors ce qui frappait hier dans cette réunion des présidents de région socialistes, c?est leur force, c?est leur détermination, c?est leur joie d?avoir accompli ce travail, malgré les embûches, malgré les difficultés, malgré un pouvoir de droite qui, comme vous le savez, a frelaté la décentralisation, l?a galvaudé, l?a détourné de ses objectifs, n?a pas transféré au territoire les ressources fiscales nécessaires, a creusé les inégalités entre les différents territoires. Alors oui, tous les jours nous sommes à la tache avec les valeurs qui nous anime, avec les résultats qui sont les nôtres, avec le travail qui reste à accomplir. Et nous le faisons d?abord en ayant tenu parole. Vous vous souvenez puisque, cette campagne, vous l?avez conduite sur les marchés, auprès des citoyens. Eh bien cette parole-là, nous l?avons tenue, c?est très important parce que, aujourd'hui, les citoyens regardent la responsabilité des politiques. Ils regardent ce que les responsables politiques, auxquels ils ont confié ce pouvoir extraordinaire, de pouvoir agir au nom de l?intérêt général, c?est ça le c?ur de la politique et lorsque nous sommes dépositaires de ce pouvoir extraordinaire, nous devons en faire quelque chose et les Socialistes, ils ont fait quelque chose de ce pouvoir dont ils ont été dépositaires. Et d?abord, ils ont tenu parole sur l?éducation. Vous vous souvenez, sur les livres gratuits ; toutes les régions ont réalisé sur leur territoire, l?accès aux livres gratuits pour tous les lycéens, trois millions et demi de lycéens. A comparer d?ailleurs, avec l?annonce de la droite ce matin, rapidement comme ça avant la rentrée scolaire, d?une prime pour les étudiants. 80 000 étudiants sur deux millions et demi d?étudiants vont être concernés par cette prime. Dans les régions socialistes, ce sont trois millions et demi de lycéens qui ont la gratuité des livres scolaires et 800 000 lycéens dans les lycées professionnels qui, désormais, ont la boite à outils gratuite et l?ensemble des matériels nécessaires dans les lycées professionnels pour étudier. C?est ça la politique des Socialistes. Nous nous étions ensuite engagés sur les emplois jeunes. Dans la totalité de nos régions, ce sont 80 000 emplois jeunes qui ont été créés, emplois tremplin, qui ont été mis en place. Des aides économiques aux entreprises, du soutien aux pôles de compétitivité. Nous avons, dans nos régions, mis en place une centaine de pôles de compétitivité. Ce n?est pas le pouvoir central qui a fait cela, c?est nous, dans nos régions où nous avons rassemblé les laboratoires de recherches, les entreprises, les lieux de formations professionnelles et où nous attendons désormais une aide de l?Etat qui ne vient pas. Alors si demain, l?Etat central tire dans la même direction que les régions, mais nous verrons se déployer les talents sur notre territoire ; le potentiel de nos laboratoires de recherches, les emplois du futur et c?est la raison pour laquelle aussi l?échéance de 2007 est absolument capitale pour développer l?emploi sur l?ensemble de nos territoires. C?est cela aussi le combat contre la droite. Et puis nous avons fait bien d?autres choses. Je voudrais illustrer les priorités sur lesquelles nous avons choisi de rendre des comptes hier, à partir de quelques actions qui nous ont été au départ contestées. D?abord sur la question de l?emploi et en particulier, j?en reviens à la région Poitou-Charentes. Nous avons mis en place une charte avec les entreprises, qui conditionne les aides économiques aux entreprises, à l?interdiction de licencier, à l?interdiction de délocaliser, à l?obligation de respecter les normes environnementales, et à l?obligation de respecter l?égalité salariale entre homme et femme. Et donc désormais, les subventions publiques dans les régions socialistes sont conditionnées par des règles relatives à l?intérêt général. C?est cela aussi la conciliation entre la morale économique et l?efficacité économique. Nous avons également dans toutes nos régions, supprimé les aides à l?emploi pour les entreprises qui avaient recours aux emplois précaires, aux CNE. Et on nous avait dit ? vous allez ruiner l?économie ?. Pas du tout ! car dans les régions où nous sommes extrêmement fermes, sur les conditions de l?aide publique, nous avons aussi des résultats économiques et ici dans la région Poitou-Charentes, les résultats qui viennent d?être publiés, alors qu?on m?avait dit que j?étais draconienne, le préfet de région m?a assigné au tribunal pour la conditionnalité des aides, à l?interdiction de recourir aux CNE, le pourcentage de créations d?emploi, l?augmentation du nombre d?emplois créés pour le trimestre qui vient de s?écouler, est de plus 13%. Ce que je veux dire par-là, c?est que nous pouvons concilier l?efficacité économique et la lutte contre la précarité. Et que les entreprises ont besoin de règles claires et quand les règles du jeu sont claires, c?est-à-dire lorsqu?on est capable d?imposer sans faiblesse l?intérêt général, le respect des salariés, la qualité du dialogue social dans les entreprises et la conditionnalité des aides à l?interdiction de délocaliser ou de licencier lorsque l?on fait des bénéfices, alors les filières économiques comprennent le message et créent des emplois durables. Et cela, nous l?avons démontré sur notre territoire, demain nous le démontrerons à l?échelle de la Nation. Sur la question du pouvoir d?achat, tous les jours, les Socialistes et les majorités de la gauche unie dans les régions, sont au travail. Tous les jours, c?est nous qui sommes en première ligne, quand nous voyons exploser les demandes de fonds sociaux dans les lycées et que désormais ce sont des familles à revenus moyens qui s?adressent aux fonds sociaux des lycées ; non-seulement parce que, plus seulement dans les familles où il y a du chômage, mais aussi dans les familles, je vous le répète, à revenus moyens, où il y a maintenant des accidents financiers et où on a donné l?autorisation aux fonds sociaux d?intervenir sur les dépenses médicales, sur les achats de lunettes, sur les achats de livres, de livres non-scolaires et sur les équipements même des bureaux à la maison et bien sûr, sur l?achat des ordinateurs. Donc la dégradation du pouvoir d?achat, nous la voyons et nous la vivons tous les jours, et nous essayons de colmater les brèches du désengagement insupportable de l?Etat. Lorsque sur le droit à se déplacer, nous avons fait ici dans la région le TER, le train régional, à un 1 euro. Nous nous sommes dits, ça va permettre à certains habitants de prendre le train, de se déplacer. Nous avons été, mais, débordés par la mesure. Il s?est trouvé des jours où il y avait 200-300 personnes sur le quai de la gare, ne pouvant monter dans les trains. Des gens qui n?avaient jamais pris le train dans la région pour aller au bord de la mer où nous sommes aujourd?hui. Des gens qui n?étaient jamais partis du département de Charente pour aller jusqu?à La Rochelle. Et donc on a fait émerger une demande sociale qui n?a pas l?occasion de se faire entendre et qui, tout d?un coup, parce qu?il y a une offre de service public qui est mise à portée de tous, et qui est le droit élémentaire à se déplacer, alors la demande sociale émerge et la responsabilité des Socialistes, c?est de répondre à ces demandes sociales cachées, qui n?osent pas se manifester souvent, mais qu?il suffit de concrétiser par une offre normale finalement de vie quotidienne pour que tout d?un coup, les citoyens s?en empoignent. Et ça, c?est la démocratie participative aussi. C?est la façon dont les citoyens s?expriment et disent tout d?un coup, ? peut-être que nous aussi on a le droit de se déplacer dans la région ?. Et de la même façon, lorsque nous avons constaté qu?il y avait d?un côté des jeunes au chômage et de l?autre des filières économiques qui ne trouvaient pas de salariés dans les métiers du bâtiment et dans les métiers de la restauration, nous avons cherché à revaloriser des talents ; parce que l?idéal de la gauche c?est d?accorder du prix à l?ensemble des talents dans leur diversité et comme il y a des métiers qui sont dévalorisés, alors il y a des familles qui disent aux jeunes ? n?allez pas dans ces métiers parce qu?ils sont dévalorisés ?. Et alors qu?il y a une tension sur ces métiers, quand la loi du marché s?exerce au profit du salarié, là elle n?existe plus, car si les salariés étaient mieux payés, mieux considérés, mais les entreprises trouveraient des salariés ! Et quand j?ai en face de moi les entreprises du bâtiment qui se plaignent de ne pas trouver de bons ouvriers, je leur dis ? mais combien les payez-vous ces ouvriers ? payez-les à la hauteur de leurs qualités ?. Nous, les régions, nous payons avec les fonds des contribuables, des lycées professionnels et des centres de formation des apprentis de qualité, nous savons qu?il y a des jeunes motivés, bien formés qui sortent de ces formations ; alors, payez-les à leur juste prix, reconnaissez ce travail. Et la collectivité publique a reconnu ce travail, en payant ici, dans la région Poitou-Charentes, à tous les jeunes qui sont reçus à leur CAP, ils reçoivent un chèque de 1 200 euros pour se payer le permis de conduire. Parce que ça, c?est un droit fondamental et la gratuité du permis de conduire pour les jeunes, moi je pense qu?il faudrait que ce soit généralisée pour tous les jeunes au moins qui ont un métier, qui ont fait l?effort parce qu?il y a aussi la récompense du mérite derrière cette idée ; ce sont les jeunes qui sont reçus au CAP. La totalité issue des familles d?ailleurs les plus populaires de la région, on sait où sont les jeunes qui font des CAP, et donc il y a à la fois une mesure de justice sociale. Une mesure de reconnaissance du mérite et de valorisation de ces métiers et en plus, l?accès aux droits élémentaires de pouvoir se déplacer. Et on sait que dans les régions rurales il n?y a pas des services publics partout de transports, le droit élémentaire de pouvoir se déplacer tout simplement, pour aller au travail. Car quelle invraisemblable injustice de constater, et ça nous arrivait tous les jours, qu?il y avait d?un côté des jeunes diplômés dans les métiers du bâtiment, de l?autre des entreprises qui cherchaient des jeunes et faute de pouvoir se payer le permis de conduire, les jeunes étaient au chômage et ne pouvaient pas occuper ces emplois qualifiés et dont on exige aujourd'hui, qu?ils soient bien rémunérés. C?est ça une politique socialiste, c?est ça une politique qui repère les talents, qui récompense les talents, qui dit aux jeunes, vous avez raison de travailler et de réussir et nous, puissance publique, on va veiller à ce que vous soyez correctement payés ; bien sécurisés sur des contrats de travail durables et respectés dans vos entreprises. Et d?ailleurs, dans le contrat d?accord avec les entreprises sur l?apprentissage dont nous avons doublé le nombre ici dans la région, et c?est le cas sur l?ensemble des régions socialistes. Ca les a surpris un peu au début, nous faisons signer aux employeurs, un engagement sur le respect des apprentis. Parce que là aussi, il y a beaucoup à faire, sur le respect des horaires, sur la façon dont on leur parle, sur la façon dont on les considère, sur ce qu?on leur donne à manger, etc. La dignité et le respect des jeunes apprentis qui ont trop longtemps été considérés comme une main d??uvre corvéable à merci, aujourd?hui dans les régions socialistes, c?est fini et l?apprentissage a enfin trouvé ses lettres de noblesse. C?est cela aussi la politique des Socialistes. Et puis, nous avons mis en place, c?est le troisième thème que je voudrais évoquer dans nos régions, des expériences de sécurité sociale professionnelle. Mais oui, vous le savez, c?est le c?ur de notre projet socialiste ; faire en sorte que les salariés, quand ils sont licenciés ne tombent pas dans le trou du chômage, mais gardent leur dignité avec leur statut de salarié et soient épaulés individuellement, orientés vers une formation professionnelle ou vers un nouvel emploi, accompagné de la formation professionnelle adaptée, mais qu?il n?y ait pas ce trou du chômage entre les deux. Ce qui suppose un recyclage des fonds de la formation professionnelle et là, nous sommes à l?avant garde de la compétence des régions et nous sommes à l?avant garde au niveau national de la préparation, de la relance, de la croissance économique. Car on le sait, nous Socialistes, c?est d?abord par l?investissement dans la ressource humaine, par la formation professionnelle, que nous pouvons le mieux défendre et conquérir des emplois. Les pays du Nord de l?Europe y sont parvenus parce qu?ils ont fait un investissement massif dans la formation des hommes et des femmes, pour leur permettre d?accompagner les mutations sans en souffrir. Eh bien les régions socialistes, ici dans cette région c?est 100 millions d?euros la formation professionnelle et donc, si nous mettons fin à un certain nombre de gaspillages, si nous utilisons correctement cet argent public tous ensemble, l?ensemble des régions de France, alors nous construisons une France des régions qui investit massivement dans la ressource humaine et donc qui prépare et qui réussit la relance de la croissance économique. C?est cela la France socialiste des régions. Et puis, il y a dans nos régions la bataille pour l?excellence environnementale et je dois dire là-dessus, que la mobilisation est très forte sur les énergies renouvelables, d?abord parce que ça permet aussi de régler un certain nombre de problème sur le pouvoir d?achat concernant les charges de chauffage et les charges locatives, sur les éco-industries, sur les nouvelles constructions, sur l?autre façon de se déplacer, sur les investissements dans les transports collectifs. Cet enjeu, là aussi, à l?échelle nationale, il est considérable et c?est à partir des savoir-faire, des entreprises, des nouvelles technologies liées à l?environnement que nous repérons sur notre territoire, que demain nous pourrons faire de la France, le pays de l?excellence environnementale. Mais je ne voudrais pas terminer cette introduction à nos universités d?été, sans dire un mot sur la démocratie participative parce que je crois qu?aujourd'hui, la politique a besoin de cela et que nous l?avons mise en place dans toutes nos régions et quand j?aurai terminé cette brève introduction, avec l?accord de Jean-Christophe, nous allons vous projeter un petit film de sept minutes qui vous montre l?expérience du budget participatif dans les lycées de la région. Nous sommes partis avec beaucoup d?ambition, nous nous sommes dits, nous allons transposer ici ce qui se fait à Porto Alegre et nous allons faire en sorte que dans les lycées, les jeunes et les salariés des lycées puissent voter sur une partie du budget. Nous avons mis dix millions d?euros sur la table, multiplié les réunions, ça a été difficile au début parce qu?il faut changer les façons de faire, il faut bousculer les hiérarchies. Il faut faire comprendre, aux directions d?établissements et à l?administration, qu?un ouvrier de service, qui est au contact du restaurant scolaire, il a une expertise, c?est ce que j?appelle souvent le citoyen expert, il sait mieux que quiconque ce qu?il faut pour améliorer la condition de vie et de nourriture des lycéens. Lorsque les lycéens expriment leur soif incroyable de culture, il faut être lycéen pour exprimer cette soif de culture, dès lors qu?on leur donne la parole. Et donc, chacun a sa place a pris part à ces débats, abolissant un instant, la hiérarchie entre les uns et les autres et ce que je peux vous dire aujourd'hui où les 90 lycées de la région, désormais se voient étendre à cette rentrée, un lycée sur deux à la rentrée dernière, tous les lycées à cette rentrée, le budget participatif où les usagers du service public des lycées, votent les dépenses qui sont immédiatement adoptées en délibération par la région, je puis vous dire que c?est une preuve supplémentaire de l?existence de l?intelligence collective des citoyens. C?est en unissant la diversité des compétences, des expériences, des vécus et des talents, que l?on construit une société respectueuse d?elle-même, au clair sur ses raisons et sur ses façons d?agir, assurée de ses valeurs et donc forte sur les décisions qui sont prises et sur la capacité à tenir. Au clair aussi sur la façon dont elle peut rendre des comptes, parce que dès lors que les choses ont été construites avec les citoyens, du coup, ils sont plus à même d?exiger que les politiques leur rendent des comptes et c?est comme cela que petit à petit, se renoue le lien de respect et de confiance, sans lesquels la République ne peut pas tenir sa promesse égalitaire. Et comme nous socialistes nous avons la passion de l?égalité et que nous savons aussi que c?est la passion de la République française, alors c?est vrai que c'est à partir de cette confiance faite aux citoyens, qu?en retour, nous mériterons aussi cette confiance dans les combats qui s?annoncent. Ces combats seront rudes mais ces combats seront beaux, et c?est tous ensemble que nous les gagnerons. Merci de votre attention.

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FRANCOIS BAYROU ME FAIT BIEN RIRE

Comme à son habitude, ses propos sont incohérents par rapport à son attitude, lui qui n'a jamais su aller au bout de ses idées en votant contre l'UMP à l'assemblée nationale.

Je n'ai meme pas envie ici d'en répéter une seule phrase, tellement il me fatigue en brassant du vent.

J'espère seulement que les français sans étiquette ne vont pas à nouveau tomber dans son piège aux élections présidentielles.

Une seule solution, voter Ségolène Royal pour ceux qui veulent voir des choses bouger.

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Voici, relevé sur le site officiel de Segolène,  une synthèse sifgnificative et personnelle du discours de Sarkozy au medef, écrite par un supporter de Mme Royal residant, sans doute en Poitou Charentes

Le faux pas de Sarkozy par Simon le 01-09-2006 09:09

Nicolas Sarkozy est tombé hier dans la dérive machiste devant un MEDEF évidemment enthousiaste en disant à propos de Ségolène Royal que "l'élection présidentielle n'était pas un concours de beauté quoique" Il a également déclaré dans une interview à paraître demain dans le Figaro que Ségolène n'apportait aucune idée et que son discours était absolument vide. S'il est toujours difficile de répondre à ses camarades socialistes pour des propos outranciers on va pas se géner en ce qui concerne SArkozy qui emploie au demeurant les mêmes mots que Laurent Fabius, Avant de se prendre pour un bon candidat et de tomber dans des attaques personnelles complétement déconnecté des besoins des français, il devrait d'abord mieux s'occuper de son travail de ministre de l'intérieur car la violence explose aujourd'hui en France . Considérable Augmentation et aggravation des attaques contre les seniors ; considérable augmentation et aggravation des violences homophobes ; considérable augmentation et aggravation des violences scolaires ; tension persistante en Banlieue En ce qui concerne l'immigration il s'est complétement embrouillé. squat de Cachan qui laisse des familles dans une situation déplorable comme l'avait souligné Ségolène Royal : il n'arrive pas à régler le problème . Son immigration choisie fait marrer tout le monde : l'immigration n'a jamais été autant un problème en France. Grace à ses pulsions législatives ridicules ils se trouvent que l'on est obligé de garder des criminels en France et d'expulser des gens innocents qui ne faisaient que chercher refuge en France. C'est de l'incompétence tout simplement. Voila son bilan, Voila son échec. La "politique de la preuve" que Ségolène Royal appelle de ses voeux prend tout son sens. Car, son bilan c'est la preuve de son échec et de son incapacité à tenir un pays. Le problème de SArkozy c'est d'abord son incompétence. C'est cela qui le perdra. Ses attaques sont la preuve de son inquiètude face à la candidature de Ségolène Royal. En ce qui concerne le "vide" de Ségolène Royal, il ne reste qu'à l'inviter sur ce site, de lire les posts et les discours de Ségolène Royal et de venir vivre en Poitou Charentes et voir tout ce qui y est fait. Espérons qu'il prenne exemple.

 

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Vive la rentrée !

Pour commencer ce nouveau temps, je vous offre ce poeme, écrit par un supporter de madame Royal et diffusé sur le site officiel de Ségolène.

 

La Présidente par denis c. le 31-08-2006 08:08

La Présidente

Elle est l’espérance qui renaît
Cette envie d’être, d’exister
Ce cœur qui parle aux autres cœurs
Cette voix qui efface la douleur
Elle est ce plus, ce préférable
Ce vrai qui n’est pas une fable
Cette aspiration des français
Qui disent qu’ils en ont assez
Elle est cette mère qui unit
Toutes les races d’un pays
Dans le respect, la tolérance
Elle est la Présidente

Elle est cette idée de progrès
Pour un mieux, pour partager
Les compétences et le savoir
Elle est le droit et le devoir
Elle est ce mot de République
Qui rend intègre la politique
Et qui donne aux citoyens
L’envie d’être républicain
Elle est Marianne qui unit
Les communautés d’un pays
Dans le respect, la tolérance
Elle est la Présidente

Elle est ce chemin, cette main
Tendue pour aller vers demain
Cette sagesse qui fait penser
Qu’ensemble, on peut tout changer
Elle est cette force, cette passion
De l’humain, de son union
Elle est ce pont, cette écoute
Qui donne l’espoir à nos doutes
Elle est cette femme qui unit
Les démocrates d’un pays
Dans le respect, la tolérance
Elle est la Présidente


Le 3 juin 2006, auteur : Denis Carnevali

 

 

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AUJOURD'HUI.......

Agenda

27/03/07] 
Ségolène Royal invitée de Christophe Barbier sur LCI à 8h15.
 
[28/03/07] 

Ségolène Royal invitée de "en aparté" sur Canal + à 12h30.
 
[29/03/07] 

Meeting national à Limoges avec Ségolène Royal et François Hollande.
 
[31/03/07]
 

Ségolène Royal invitée du 19/20 sur France 3 à 19h30.
 
[01/04/07] 

Ségolène Royal invitée de "Dimanche +" sur Canal + à 12h20.
 
[01/04/07]
 

Ségolène Royal invitée du "grand RDV" sur Europe 1 à 18h.
 
[08/04/07] 

Ségolène Royal invitée de l'émission "Le forum" sur Radio J à 14h20.

[03/04/07] 
Ségolène Royal invitée du Grand Journal sur Canal + à 19h10.
 
[05/04/07] 

Meeting de Ségolène Royal à Bordeaux au Parc des Expositions à 19h.
 
[08/04/07] 

Ségolène Royal invitée de l'émission "Le forum" sur Radio J à 14h20.
 
[10/04/07] 

Ségolène Royal invitée d'Europe 1 à 8h20.
 
[11/04/07] 

Ségolène Royal invitée des "4 vérités" sur France 2 à 7h40.
 
[16/04/07] 

Ségolène Royal invitée de "Bourdin & Co" sur RMC à 8h30.
 [18/04/07]
Ségolène Royal invitée de Face à la Une à 20h20 sur TF1.

23/04/2007
Ségolène Royal en meeting à Valence au Parc des expositions à 19h00
 
24/04/2007
Ségolène Royal en meeting Montpellier

POUR QUE CA CHANGE FORT

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