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[24/04/07]
Ce n'est pas pour moi que je veux grimper je ne sais quelle dernière marche, c'est la France que je veux relever. |
Ségolène Royal en meeting à Montpellier |
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| "Je remercie du fond du coeur tous les candidats de la gauche et des écologistes qui, sans tarder, ont parlé pour se rassembler sur mon nom. Avec une pensée particulière, si vous le permettez, pour Arlette Laguiller", déclare Ségolène Royal, rappelant que c'était "la première fois" depuis 1974 que la candidate de LO appelait à voter pour le candidat du PS au second tour d'une présidentielle. Elle remercie "tous les autres: Marie-George Buffet, José Bové, Dominique Voynet, Olivier Besancenot". "Je leur dis que leurs idées et leur idéal ne seront pas oubliés dans le pacte présidentiel". Par ailleurs, la candidate socialiste estime que les Français ont un "choix clair" à faire le 6 mai entre "deux voies", celle de la "division" incarnée à ses yeux par Nicolas Sarkozy et celle de la "réconciliation" qu'elle promeut. "Le 6 mai, le choix est clair. Il y a désormais deux voies possibles. Il y a la voie de la division et celle de la réconciliation", lance-t-elle devant quelque 9.000 personnes. "Il y a la voie du chacun pour soi, de la concurrence, et celle de la réforme dans le calme. Il y a le choix entre reconduire la majorité sortante, son candidat, ses méthodes, ses échecs répétés ou bien essayer autre chose et changer de politique". "Il y a le choix entre le candidat soutenu par Berlusconi et la candidate soutenue par Zapatero". "L'élection présidentielle, c'est vous qui allez la faire, vous citoyens et citoyennes. Ce ne sont pas des additions arithmétiques". "Ne vous laissez pas faire par les additions arithmétiques, car la politique c'est une multiplication de forces, de talents, d'énergies". "Moi, mon projet, c'est vous. Ce n'est pas pour moi que je veux grimper je ne sais quelle dernière marche, c'est la France que je veux relever. " |
Ségolène Royal inaugure |
| A dix jours de l'élection présidentielle, Ségolène Royal livre à tous les Français sa vision, « projet contre projet, principes contre principes, ou plutôt principes contre non-principes » et appelle à la mobilisation de tous les citoyens qui la soutiennent « pour mettre fin à cinq années d'un État de droite, d'un État partial, d'un État UMP ». Elle souligne les mensonges du candidat de la droite et appelle au « combat contre des idées pernicieuses, qui sont le contraire des idées et des valeurs traditionnelles républicaines de la France». Les 10 jours pour la victoire marquent la dernière ligne droite avant le premier tour de l'élection. Tous les jours, les militants sont invités à intensifier leur action en ligne, débattre, échanger et diffuser les propositions du Pacte présidentiel sur tous les espaces publics du net. Localement, grâce à la carte des évènements, tous les citoyens sont invités à agir, à s'organiser et se mobiliser. Des grandes journées de mobilisation sont prévues et organisées pas des militants, ainsi que des Flash Mobs, événements ponctuels et inattendus. |
Billet d’humeur du Jeudi 12 avril
Plus que 10 jours avant ce « P… » de premier tour. Alors dans quel état sommes nous, fatigués certes, impatients aussi. Fatigués nous le sommes tous mais comme notre candidate qui affiche une éternelle fraîcheur, nous restons debouts. Et cette fatigue (à moins que cela soit autre chose) ne doit pas nous amener à des débordements, affichage sauvage et autres, qui quelque part, peuvent aussi nous assimiler à nos adversaires ou à leurs méthodes. A ce propos dans ma circonscription, pour ne pas la citer et chacun comprendra, on a collé des affiches de mon candidat aux législatives (qui n’est autre que le maire de ma ville) sur des panneaux publicitaires (certes personne ne dit mot, même pas les publicitaires concernés, de peur et c’est une hypothèse, de voir ces dits panneaux supprimés). C’est une action locale, et même si je ne l’approuve pas mes convictions socialistes devraient m’appeler à me taire. Sauf que l’on a aussi collé des affiches de campagne de Ségolène, et qu’à ce jour elles ont été recouvertes de slogan du type « l’affichage sauvage est interdit par la législation de 81 ». Attention à ce que l’on fait, la mouvance des législative et le dynamisme de notre candidate, ne doit pas nous entraîner à faire les mêmes erreurs que nos adversaires. D’autant qu’ici à Clamart ça persiste et surtout ça signe : les supports d’affiches de campagnes sur les sites officiels (ceux qui se trouvent devant les bureaux de votes de la ville) ne doivent pas êtres recouvert d’apport du nom des candidats aux législatives et surtout d’affiches qui éventuellement annoncerait la venue de telle ou telle personnalité dans ce « fief ».
Ce doit être des méthodes appliquées par certains « nouveaux anciens » de notre Parti (Ils n’ont toujours pas compris que la seule démocratie enviable et reconnaissable était la transparence). En contrepartie, j’ai eu la chance de rencontrer le renouveau, la transparence et
J’ai toujours été impressionné par « ces personnes » qui font preuve d’une éloquence naturelle, je ne te fais pas une déclaration d’amour madame, mais j’ai réellement été impressionné par ton tact et ta manière cohérente de répondre dans un débat pas facile à gérer et où effectivement tes auditeurs avaient de réels problèmes, non pas que les autres n’en aient pas, mais ce jour là tout ce qui fut dit, l’a été avec beaucoup de sincérité.
Sincérité, notre principal adversaire essaie en ce beau matin de printemps, d’en faire une fois de plus preuve. Ce qui entre autre, le différencie de notre candidate qui n’a nullement besoin de se justifier. Donc Nicolas Sarkozy se pose des questions (c’est bien, ne le blâmons pas, c’est un pas vers la sagesse) dans le Libé de ce matin, je cite : « je ne sais pas si je suis un candidat qui inquiète ? ») Sic, je vais te parler mon cher Nicolas comme je parle à mes enfants (ils arrivent parfois à m’entendre) Quand tu prônes un ministère de l’immigration et de l’identité national, oui mon ami tu inquiètes, pas la minorité extrémiste de France, mais l’ensemble de la population qui peuple mon pays et je dirai même bien au-delà… Quand tu pars dans des diatribes qui s’accoquinent avec l’eugénisme oui tu inquiètes…
Ce qui m’inquiète le plus, Monsieur Sarkozy, et je ne parlerai pas ici d’intelligence (non pas que tu en sois dénué, je ne te connais pas personnellement et ne m’aventurerai en aucun cas sur ce terrain), c’est que ton expérience de fin politique (et là aucune remise en question) te pousse à avoir ce genre de propos.
Et les médias en chœur se font écho pour préciser que tes propos te sont naturellement sortis, sans que cela ne puisse choquer outre mesure. En d’autre temps nous avons eu notre « National Le Pen » qui s’était osé dans un Durafour… crématoire, et là heureusement ça avait choqué.
Alors je me pose une simple question, n’aurais tu pas conscience (par ta maîtrise et ta connaissance excessive des RG) de ne pas être aussi sûr qu’on le prétend d’être au deuxième tour de la Présidentielle, ce qui pourrait expliquer un certain nombre de tes dire excès qui ne cherchent qu’à ratisser aux extrêmes… Ou alors c’est pire que ce que je pensais…
D’autant que tu es rattrapé par les affaires de ton appartement, je ne sais pas si tu as négocié l’immunité (comme le prétend une certaine presse) de Jacques CHIRAC en contrepartie de son soutien (je ne pense pas non plus que cela soit négociable et ne suis pas sûr qu’un ex Président de la République puisse être affiché, outre des crimes de sang, dans une prison, c’est avant qu’on aurait du régler ce problème). Quoiqu’il en soit j’espère de tout mon cœur que vous ne partagerez pas la même cellule à la Santé, car tout le monde sait, que cordialement, vous vous détestez…
Quand à notre candidate, je la sens plus sereine que jamais, pleine de vigueur et de conviction sincère. L’heure n’est plus aux combats mais à la persuasion mettons nous dans cette position, comme nous l’avons été après l’investiture, une position telle qu’elle a déstabilisé la droite au point (cela n’engage que moi, mais l’histoire éclaircira ce mystère) de faire monter dans les sondages un homme venu de nulle part, ce François Bayrou qui à mon humble avis n’avait qu’un seul objectif, celui de grappiller à gauche, les voix qui risquait de faire défaut à Sarkozy. Mettons nous dans ce cas de figure, celui qui au premier tour qui déstabiliserait « ces forces du mal, ces calculateurs d’en face », faisons le plein ou plutôt aidons Ségolène à le faire. Je suis sur que si notre candidate est en tête au soir du 22 avril, personne ne pourra la rattraper le 6 mai.
Patrick
| [10/04/07] La Sécurité sociale est un des acquis du modèle social français, elle doit être préservée |
Ségolène Royal signe la pétition contre la franchise sur les remboursements de soins préconisée par Nicolas Sarkozy | |
| Ségolène Royal a signé mardi la pétition des médecins et professionnels de la santé contre la franchise sur les remboursements de soins préconisée par Nicolas Sarkozy, un projet selon elle "dangereux" et "brutal". "On ne réforme pas la France avec brutalité, et certainement pas en faisant reculer l'égalité d'accès a la santé. La Sécurité sociale est un des acquis du modèle social français, elle doit être préservée". Ségolène Royal souhaite lutter "contre les tentations de privatisation" qui "feront basculer des millions de Français vers la précarité médicale". Elle a redit sa volonté de créer une cinquième branche de la sécurité social, concernant la vieillesse et le handicap. 1. Qu’est-ce qu’une franchise ? La franchise est un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’Assurance maladie ne remboursera rien. Si la franchise est de 50€ (celle que Nicolas Sarkozy a évoqué est de 100€) : les 3 premières visites médicales (remboursement Sécurité sociale de 14,5€) de l’année ne seront pas remboursées et la 4ème seulement de moitié. De même pour les médicaments, examens biologiques et hospitalisation. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy prétend vouloir prendre des mesures pour que cette franchise ne puisse pas être prise en charge par les assurances complémentaires. Or, de telles dispositions seraient totalement anti-constitutionnelles. 2. La franchise selon Nicolas Sarkozy C’est l’échec de la réforme Douste-Blazy/Bertrand qui conduit Nicolas Sarkozy à opérer une véritable rupture avec notre modèle de protection sociale. Dans la présentation de son programme, le candidat de l’UMP confirme, après bien des atermoiements et la gêne manifeste de ses porte-parole, sa volonté d’instaurer une franchise sur les remboursements de la Sécurité sociale. Il en propose désormais non plus une mais quatre pour chaque poste de dépense : médicaments, examens biologiques, consultations et hospitalisation. Par ce biais, Nicolas Sarkozy prétend « responsabiliser » les assurés, c’est-à-dire les inciter à différer leur recours aux soins. Plus fondamentalement, Nicolas Sarkozy veut ainsi équilibrer les comptes de la Sécurité sociale ; le seuil de la franchise évoluerait donc en fonction des déficits de façon à réduire celui-ci à zéro. Aujourd’hui, le déficit prévisionnel de l’Assurance maladie, pour 2008, est d’environ 4 milliards € : c’est cette somme que devrait combler ce dispositif. 3. La franchise : une mesure régressive, dangereuse et inefficace * Régression sociale : * Une franchise d’un montant identique pèsera plus sur ceux qui ont les revenus les plus bas. * C’est la fin d’un système d’Assurance maladie solidaire (chacun cotise selon son revenu et est protégé, équitablement, qu’il soit en bonne santé ou malade). * Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : * La franchise a pour objet de dissuader les petits et moyens consommateurs de soins de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères et pour les actes de prévention. * Elle est l’inverse d’une politique cohérente de santé publique : un recours précoce aux soins primaires est nécessaire. Il permet d’éviter l’aggravation des troubles et donc une détérioration de l’état de santé qui engendre des coûts supplémentaires pour la sécurité sociale. * Menace sur l’accès aux soins des plus modestes : * Ce sont les personnes les plus modestes qui seront les premières victimes de cette dissuasion. * Leur situation sera aggravée de fait par la remise en cause du « tiers payant ». Les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais » : un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes. * Inefficacité économique : * Cette franchise n’est pas une mesure de régulation efficace tant les dépenses de l’Assurance maladie sont concentrées sur les cas les plus graves (60% des dépenses sur 12% des malades). * Elle ne freine pas le nomadisme médical car les consommateurs répétitifs ne seront pas sanctionnés. Au contraire même, cette mesure favorisera le consumérisme médical. -> La vraie raison de la franchise : la privatisation Mais surtout, cette franchise change la nature de notre de système de santé car le retour aux soins primaires est freiné et la Sécurité sociale se concentre sur un nombre restreint d’assurés, essentiellement le « gros risque ». Nicolas Sarkozy libère ainsi un espace considérable à l’assurance privée que seuls les plus aisés pourront payer. Cette privatisation de l’accès aux soins risque d’autant plus de s’amplifier que Nicolas Sarkozy compte faire de la franchise une variable « modulable » qui augmentera au gré de l’accroissement des dépenses de santé (qui augmentent plus vite que les moyens de l’Assurance maladie). |





a- Ségolène Royal, c'est l'expérience:
plusieurs fois ministres, elle avait acquis la connaissance de la fonction présidentielle et des rouages de l'Etat dès l'âge de 29 ans, aux côtés de François Mitterrand à l'Elysée, lorsqu'elle était chargée, entre autres, de l'organisation des sommets internationaux. Députée des Deux-Sèvres depuis 1988, toujours réélue avec succès, Ségolène Royal est Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes depuis 2004.
b- Ségolène Royal, c'est le seul vrai changement :
elle incarne la seule rupture avec la politique menée depuis cinq ans. Son Pacte Présidentiel démontre sa volonté de faire de la politique autrement. Elle incarne un nouveau souffle démocratique pour le pays. Elle rassemble les générations et veut renforcer la cohésion sociale. Elle se refuse à opposer les Français entre eux comme le font, à des fins clientélistes, ses adversaires. Elle incarne un nouveau socialisme prêt à relever les défis du monde moderne, loin des vieilles lunes réactionnaires et ultralibérales.
En contrepartie de toute ressource, il doit y avoir un travail ou une formation
« Personne ne doit être payé à rien faire : c’est une façon de rappeler que le travail est le facteur premier d’intégration sociale et qu’en être privé, c’est aussi perdre un sentiment fondamental d’appartenance et, parfois, jusqu’à l’estime de soi.
Ceux qui se situent en bas de l’échelle des salaires ont souvent le sentiment qu’il n’est pas juste que d’autres touchent autant avec des revenus d’assistance ;
cela nourrit le rejet de l’autre et la hantise du déclassement. Il ne faut pas ignorer cette question par angélisme.
Il est exclu de revoir nos solidarités à la baisse ou de se résigner au nombre croissant de travailleurs pauvres, mais il faut dire clairement qu’en contrepartie de toute ressource, il y a un travail ou une formation utile, ce qui est d’ailleurs prévu dans les textes. »
Les Echos, 19 mai 2006
[02/10/06] Après 2002 et 2005, Royal cible l'électorat populaire PARIS (Reuters)
- De Vitrolles, ville-symbole de la gestion du Front National, Ségolène Royal s'est lancée à la "reconquête républicaine" de l'électorat populaire qui a fait cruellement défaut au Parti socialiste en 2002.
Depuis plusieurs mois, la présidentiable ponctue ses discours devant les militants socialistes d'appels à la responsabilité électorale quatre ans après la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le deuxième tour de l'élection présidentielle.
Pour la présidente de Poitou-Charentes, la tentation de l'extrême- droite est toujours "très forte" en France quatre ans après le 21 avril. "La crise démocratique est profonde (...) car trop de gens ont le sentiment d'être tirés vers le bas et se sentent petit à petit tirés malgré eux vers le rejet de l'autre: ça va être ça l'enjeu de la campagne" présidentielle, a-t-elle expliqué mi-septembre lors du "grand oral" des candidats à la candidature présidentielle socialiste.
Vendredi, son premier grand discours de campagne prononcé à Vitrolles, ville reconquise par le PS en 2002 après quatre années de gestion par les époux Mégret, a été rythmé par le mot "nation", qu'elle ne veut ni "frileuse" ni "apeurée" mais porteuse d'un "projet collectif et solidaire" et d'un "devoir d'invention".
"Quand on demande aux Français ce qui pour eux symbolise la France ce qui vient en premier ce ne sont ni les frontières, ni la langue, c'est le drapeau tricolore et la sécurité sociale, c'est-à-dire l'emblème de la République et les outils de la solidarité.
Voilà ce qui cimente en premier lieu l'appartenance commune!", a-t-elle lancé aux 2.000 militants venus l'écouter se lancer dans la course à l'investiture.
NATION ÉGALITAIRE ET SOCIALE Pour la politologue Mariette Sineau, le choix du lieu et des mots sont "très très habiles" de la part de la favorite des sondages, qui sur cette stratégie - séduire les électeurs qui se sont portés sur le vote Front national - rejoint Nicolas Sarkozy, probable candidat de l'UMP à la présidentielle.
La force de Ségolène Royal est à ses yeux "de ne pas avoir peur de prononcer le mot nation" comme elle n'a pas hésité à parler d'encadrement militaire pour les délinquants ou à remettre en cause les 35 heures.
"On pourrait résumer sa formule en disant l'extrême-droite n'a pas le monopole de la Nation", sur le modèle de l'expression de Valéry Giscard d'Estaing, qui déniait à la gauche le "monopole du coeur", ajoute-t-elle, tout en dénichant quelques expressions "populistes" dans le discours de l'élue socialiste telles que "les Français ont mal à la France".
"Je crois que la Nation dans le monde d'aujourd'hui est protectrice des individus et doit apporter à chacun le renfort dont il a besoin pour maîtriser sa vie", a souligné Ségolène Royal à Vitrolles.
Par ce discours égalitaire et social, la présidentiable se démarque du discours du président de l'UMP et parle autant aux anciens partisans de Jean-Pierre Chevènement qu'aux électeurs "gaucho- lepénistes", selon les mots de Pascal Perrineau, directeur du CEVIPOF.
Ségolène Royal a également ponctué son allocution de références aux grands noms du socialisme français - Mitterrand ou Jaurès - et n'a pas hésité à emprunter deux formules fortes aux présidents démocrates américains, Franklin Roosevelt et John Kennedy ("Nouvelle donne", version française du New Deal et "Demandons-nous ce que nous pouvons faire pour notre pays").
DOCTRINE RÉNOVÉE Elle est non seulement en train de tirer les leçons du 21 avril 2002 mais également du "non" au référendum "en disant qu'on a délaissé l'idée de la solidarité nationale", affirme de son côté l'analyste politique Dominique Reynié, auteur du "Vertige social-nationaliste. La gauche du 'non'".
Le discours de Vitrolles "est la première interprétation de la période 2002-2005 que je trouve dans la bouche d'un responsable politique en particulier socialiste et c'est pour ça que ça peut marcher", explique-t-il.
En récupérant "tout un héritage oublié de la gauche française sur l'autorité", elle veut "fermer la parenthèse de 68, en finir avec l'idée que le concept-clé c'est la liberté. Pour elle c'est plutôt l'égalité".
Sur le plan doctrinaire, estime Dominique Reynié, Ségolène Royal est en train de "ramasser la mise".
Depuis la disparition de François Mitterrand, en 1996, le Parti socialiste n'a pas été capable de générer "un leader reconnu, respecté et porteur d'une doctrine rénovant le Parti socialiste".
"Elle arrive par l'extérieur, par l'opinion publique parce que le Parti socialiste ne l'aurait jamais laissée émerger et elle vient avec des éléments de doctrine qui font pousser des hauts cris par ceux qui n'ont pas été capables ou d'en définir une ou de tenir la même qu'elle".
"La lettre" n°15 - Mardi 12 septembre
« Comment donner envie à tous les salariés d?adhérer
à un syndicat ? »
Le renforcement des syndicats est indispensable pour rééquilibrer les relations entre partenaires sociaux. L?instauration d?un dialogue social de qualité en dépend largement.
Dans notre pays, les partenaires sociaux ne sont pas suffisamment consultés et associés aux grands choix qui préparent l?avenir. Les syndicats sont même parfois tenus à l?écart de décisions qui ont un impact décisif, et en l?espèce négatif, sur la vie des salariés, comme on l?a vu avec le CPE.
L'implantation et l'adhésion syndicale restent faibles et les rapports entre patronat et syndicats s?en ressentent. La France se caractérise ainsi par des relations sociales pauvres, qui, par ricochet, n'encouragent pas l'adhésion syndicale, laquelle affaiblit encore la qualité et le poids du dialogue social dans l'organisation du travail et des entreprises. Nous sommes enfermés dans un cercle vicieux.
Or des exemples étrangers, les pays nordiques notamment, montrent qu?un autre équilibre est possible et qu'un syndicalisme puissant est un facteur de progrès social bien sûr, mais aussi d'efficacité économique : des syndicats forts sont mieux à même d'obtenir que les salariés soient bien rémunérés et sécurisés dans leur emploi, et lorsque les salariés sont ainsi confortés, l?entreprise se porte mieux.
La droite se trompe lorsqu?elle soutient que la précarisation des salariés est un passage obligé pour rendre notre économie plus forte.
J?ai décidé d?ouvrir un premier débat participatif sur cette question, à mes yeux essentielle pour renouer avec la croissance, rééquilibrer le rapport entre le travail et le capital et revitaliser le dialogue social.
Ce débat participatif est d'un type nouveau: il est ouvert sur le site, mais aussi animé par les 430 Comités locaux de Désirs d'avenir et les membres du Conseil d?animation politique, auxquels j'ai demandé d?organiser des débats, dans la forme de leur choix, sur cette question essentielle. Je vous donne rendez vous dans trois semaines pour le bilan et la synthèse de ce débat.
Lire et débattre : http://www.desirsdavenir.org/list.php?89
| 27/03/07] | Ségolène Royal invitée de Christophe Barbier sur LCI à 8h15. |
| [28/03/07] | Ségolène Royal invitée de "en aparté" sur Canal + à 12h30. |
| [29/03/07] | Meeting national à Limoges avec Ségolène Royal et François Hollande. |
| [31/03/07] | Ségolène Royal invitée du 19/20 sur France 3 à 19h30. |
| [01/04/07] | Ségolène Royal invitée de "Dimanche +" sur Canal + à 12h20. |
| [01/04/07] | Ségolène Royal invitée du "grand RDV" sur Europe 1 à 18h. |
| [08/04/07] | Ségolène Royal invitée de l'émission "Le forum" sur Radio J à 14h20. |
| [03/04/07] | Ségolène Royal invitée du Grand Journal sur Canal + à 19h10. |
| [05/04/07] | Meeting de Ségolène Royal à Bordeaux au Parc des Expositions à 19h. |
| [08/04/07] | Ségolène Royal invitée de l'émission "Le forum" sur Radio J à 14h20. |
| [10/04/07] | Ségolène Royal invitée d'Europe 1 à 8h20. |
| [11/04/07] | Ségolène Royal invitée des "4 vérités" sur France 2 à 7h40. |
| [16/04/07] | Ségolène Royal invitée de "Bourdin & Co" sur RMC à 8h30. |
| [18/04/07] | Ségolène Royal invitée de Face à la Une à 20h20 sur TF1. |
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